27.09.2006
communiqué de presse
Communiqué de presse
Marie-France Glaudel, candidate du Parti socialiste aux élections législatives de juin 2007, vous prie d’insérer :
« Préoccupée par la situation de l’emploi dans les Vosges qui laisse apparaître une chute impressionnante des emplois industriels entre 2003 et 2006, et inquiète du sort des salariés dans la première circonscription, et notamment ceux du textile, je ne peux que déplorer les mensonges du gouvernement qui laisse croire à une baisse du chômage, grâce à des artifices au niveau des calculs des statistiques officielles.
Depuis 2002, près d’un millier d’ emplois ont été perdus dans notre circonscription, dont plus de la moitié dans le secteur textile. Et maintenant, c’est vers les 104 salariés en chômage partiel à la Filature de Nomexy et dont la production vient d’être interrompue jusqu’au 1er octobre, que se portent mes inquiétudes.
Alors que la direction de l’entreprise se réfugie derrière la holding qu’elle a créée et qu’elle continue à verser les loyers pour les locaux et les machines, ce sont une fois de plus les salariés qui paient la facture. La perte salariale qu’ils subissent sur un salaire déjà peu élevé ne fait que renforcer leurs difficultés face aux augmentations du coût de la vie, des loyers, des tarifs du gaz et de l’électricité, de l’essence,…
Pendant que les actionnaires continuent à empocher les bénéfices, le sort des salariés est suspendu aux décisions de la direction et aux carnets de commande. Si ces derniers ne se remplissent pas, les 104 salariés de la Filature de Nomexy en feront les frais et verront leur entreprise liquidée sans autre forme de procès, sans même que les dirigeants protégés par leur holding n’en subissent de conséquences.
Certes, on peut toujours invoquer les règles internationales défavorables, mais on doit aussi dénoncer ici le caractère immoral d’une telle situation et déplorer l’absence de volonté des patrons et l’absence de volonté des politiques pour relever le défi de l’emploi dans le secteur industriel dans les Vosges.
Il faut proposer des solutions immédiates et urgentes qui doivent venir d’une politique nationale et locale : mesures spécifiques pour le textile qui compte encore 4500 salariés dans les Vosges, redéploiement industriel, mobilisation des politiques, des patrons et des salariés, lois protectrices pour la création d’emplois et l’investissement et lois interdisant les liquidations abusives, relance du dialogue social, renforcement du syndicalisme. Et il faut aussi envisager des solutions à plus long terme, basées sur la recherche et l’innovation, pour réindustrialiser nos Vosges qui ne pourront pas vivre seulement du tourisme !
Il est urgent d’agir pour redonner espoir aux salariés, leur permettre de travailler pour vivre correctement, moderniser notre secteur industriel pour qu’il ne condamne plus ses salariés au chômage, et aussi se battre pour que la construction européenne ne se fasse pas au détriment du social. »
Le 27 septembre 2006
Marie-France Glaudel09:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.09.2006
Gagner pour changer
Marie-France Glaudel
Candidate aux législatives des 10 et 17 juin 2007
Première circonscription des Vosges
Conférence de presse à Epinal le 13 septembre 2006
Présentation de ma candidature aux législatives :
Les élections législatives sont encore loin, elles auront lieu le 10 et le 17 juin 2007, dans neuf mois exactement.
Les militants socialistes ont déjà voté dans leur section pour désigner leurs candidats et j’ai été désignée candidate aux législatives dans la première circonscription des Vosges, avec Jean-Claude Bouleau comme suppléant.
Depuis la Convention nationale du 1er juillet 2006, nous sommes les candidats officiels du Parti socialiste, ceux et celles qui porteront ses couleurs en 2007, après les Présidentielles.
Ici dans la première circonscription, nous nous plaçons sous le signe du renouvellement, de la volonté politique et du changement.
Du renouvellement, puisque c’est la première fois que je suis candidate à des législatives et que je n’ai aucun mandat d’élue.
Pour autant, ce n’est pas la première fois que je conduis une campagne électorale puisque je m’étais présentée aux cantonales en 2004 sur Châtel, une expérience très positive.
J’ai en effet gardé des liens avec de nombreux amis sur le canton et que j’ y ai créé une section, assurant ainsi une présence socialiste sur le terrain grâce à des débats, des rencontres avec des citoyens, et aussi plus largement le milieu syndical et le monde associatif avec lequel j’œuvre depuis de nombreuses années en tant que membre actif. La vie associative est un lieu de démocratie vivante et d’expression citoyenne, c’est aussi un champ actif de la transformation sociale.
Je suis une candidate militante et citoyenne et c’est aussi pour cette qualité que j’ai choisi Jean-Claude Bouleau, Conseiller municipal, secrétaire de la section de Golbey, bien connu et actif dans le monde associatif local.
De la volonté politique
Mon expérience de la politique, je l’ai forgée de longue date, en tant que première fédérale de 1981 à 1983, aussi suis-je depuis plusieurs années une secrétaire fédérale très active au service de la fédération, des militants, des sympathisants et des citoyens Je suis avant tout proche des gens, de leurs préoccupations au quotidien et de leurs aspirations, aussi le slogan « changer la vie » est-il toujours d’actualité. Changer la vie, c’est possible avec les socialistes, avec la gauche et avec tous les citoyens qui veulent le progrès social, tous ceux et toutes celles qui veulent que ça change.
Du changement
Gagner pour changer, c’est tout le sens de mon engagement dans ma vie militante et dans le combat que je mènerai dans cette campagne.
Le contexte de la préparation d’élections législatives qui auront lieu après les Présidentielles peut paraître incertain aux yeux des uns, virtuel aux yeux des autres. Mais il n’entame en rien ma conviction, la cohérence de mes idées et ma volonté politique de faire gagner la gauche pour mieux préparer l’avenir.
Une législative est avant tout une élection nationale.
L'Assemblée nationale est le coeur battant de la démocratie. A l'égard du Gouvernement, les parlementaires rappellent les préoccupations des hommes et des femmes qui les ont élus, les engagements des campagnes électorales et les attentes de la société et participent ainsi à l'amélioration quotidienne de la vie des citoyens.
Or, depuis 4 ans il n’y a jamais eu autant de lois injustes votées au Parlement, sanctionnées par le suffrage populaire, les cantonales, les régionales, le référendum du 29 mai, sans que les gouvernements successifs ou les députés de la majorité nationale n’en tiennent compte . Ils persistent et signent, on assiste à une forme de précarité institutionnalisée qui devient un mode de fonctionnement au profit des fonds de pension et des actionnaires.
Face à un constat inquiétant
Comment ne pas être choqué, révolté, face à l’exclusion d’un nombre croissant de personnes refoulées aux marges de la citoyenneté ?
Qui n’est pas touché dans sa famille, dans son entourage, de près ou de loin, par des proches qui subissent le chômage, par des jeunes diplômés qui sont exclus du marché du travail ou par des jeunes qui galèrent entre stages et CDD ?
Un nombre croissant de ménages, le 10 du mois, se demandent comment ils vont s’en sortir. De la petite enfance à la vieillesse, jamais les inégalités n’ont été aussi criantes.
L’accès aux mêmes soins pour tous, les retraites par répartition, la fonction publique, le service public d’Education nationale, sont gravement menacés. C’est la question sociale qu’il faut traiter, c’est à l’urgence qu’il faut répondre et c’est à une reconstruction de notre modèle républicain et au redressement de notre économie qu’il faut s’atteler.
Donc il faut proposer des mesures fortes pour le pouvoir d’achat, pour la sécurité de l’emploi, pour une fiscalité plus juste et une meilleure redistribution des richesses, pour une refondation du système scolaire de l’école à l’université, pour le logement social, pour la formation, pour une revalorisation de l’enseignement public professionnel et rendre son rôle et ses responsabilités à la puissance publique en matière de créations d’emploi et pour la promotion d’un tissu industriel compétitif sur notre territoire.
Apporter des réponses aux problèmes de la société, à toutes les insécurités, à l’exclusion passe par une volonté forte de transformation sociale. Changer la politique, rénover nos pratiques, renforcer la citoyenneté par la démocratie participative et changer de politique.
Nous sommes porteurs d’un message d’espoir à travers notre projet : réussir ensemble le changement avec le devoir de gagner.
Nous voulons gagner pour être utile, pour faire une politique qui serve à quelque chose, qui change vraiment la vie des gens et qui apporte à la France le redressement économique et social sans lequel elle ne pourrait plus peser sur le plan international, sans lequel elle ne pourrait pas véritablement peser à l’heure de la négociation qui sera conduite en Europe sous présidence française en 2008.
Aujourd’hui la puissance publique ne prend pas ses responsabilités en matière de créations d’emplois, seulement quelques 65 000 emplois créés depuis 2002, alors qu’on en avait créé 2 millions sous le gouvernement de Lionel Jospin.
Baisse du chômage artificielle, radiations, départs à la retraite non remplacés, on s ‘achemine vers un système à l’anglo-saxonne, les exclus et les salariés précaires ne seront plus pris en compte dans les chiffres.
Notre circonscription
Avec ses 84 communes, dont Epinal, la ville chef-lieu, notre circonscription est au cœur du premier bassin d’emploi des Vosges, elle compte près de 30% de la population de notre département
Des espaces ruraux aux zones d’activités économiques, industrielles et commerciales, des communes rurbaines aux quartiers populaires, nos territoires veulent vivre et développer des initiatives au service de l’intérêt général et de la solidarité entre les personnes.
Malgré une situation relativement privilégiée avec l’axe de la vallée de la moyenne Moselle de Châtel à Epinal, le nombre des chômeurs y reste élevé, tout comme le nombre de Rmistes. Nous avons subi un flot de liquidations et de licenciements non seulement dans le textile mais aussi dans d’autres secteurs ( Matussière et Forest, Favilor, etc …), sans compter le nombre de petites entreprises en difficultés …
Des chefs d’entreprise doivent fermer leur entreprise alors qu’ils avaient opté pour les stratégies d’innovation et qu’il avait investi dans un outil performant.
C’est le système qu’il faut changer, il faut entreprendre des réformes et proposer des lois protectrices permettant à un projet innovant de réussir en matière de créations d’emplois et d’investissement, et aussi prendre des mesures contre les délocalisations, ce qui passe aussi par une harmonisation au niveau européen.
Notre position sur la fonction publique et les services publics n’est pas celle de la droite. Lorsque nous disons non à la privatisation d’EDF, c’est non à 100%, parce qu’il n’est pas question pour nous d’accepter la privatisation des bénéfices d’une entreprise publique performante au profit des actionnaires.
Lorsque nous disons que nous ne voulons pas de la fusion GDF / SUEZ, nous n’en voulons vraiment pas, non pas par sursaut électoraliste ou par crainte du mouvement social, comme certains députés du groupe UMP, mais parce que, pour nous, l’Etat doit rester l’acteur privilégié de la politique énergétique en termes d’indépendance, de sécurité, d’approvisionnement et de régulation des prix. C’est pourquoi nous créerons un grand pôle public de l’électricité et du gaz.
A partir de ces exemples, il est clair qu’ une rupture s’impose pour changer le cours des choses, non pas une rupture vers plus de libéralisme à l’américaine, de communautarisme, de sécuritarisme, comme nous le propose le chef de l’UMP, mais simplement une rupture qui nous fera retrouver notre modèle social, notre modèle d’intégration à la Française, notre modèle républicain, celui hérité des Lumières, de la révolution de 1789 et de la déclaration des droits de l’Homme, de la loi de 1905 qui a édicté notre modèle de laïcité à la Française, du socialisme de Jaurès, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire et de 1945 et bien sûr de tout ce que la Gauche a apporté en France entre 1981 et 2002.
Le combat que nous mènerons contre la droite sera à la fois frontal et républicain.
Frontal, parce qu'il sera sans concession
Nous affirmerons notre volonté d’abroger les lois injustes de la droite comme la loi Fillon sur les retraites car elle a programmé l’abaissement du niveau des retraites et qu’elle n’en garantit même pas le financement. Nous reviendrons sur les mesures anti-sociales en 2005 sur la santé afin de garantir des soins pour tous. Nous remettrons en cause la loi Fillon sur l’Education afin de faire de l’école notre première priorité et la pierre angulaire de notre lutte pour la justice sociale. La sécurité est un droit pour tous les citoyens et nous rétablirons une sécurité publique de proximité au service de tous. Nous réformerons la justice parce que nous la voulons responsable et indépendante, respectueuse des libertés et accessible à tous.
Républicain parce que jamais la République et la laïcité n’ont été autant menacées par le libéralisme : la laïcité est au cœur de notre pacte républicain où chacun doit honorer ses devoirs pour que l’Etat puisse garantir le respect des droits de tous : respect de tous, tolérance, droit de croire ou de ne pas croire, de pratiquer sa religion dès lors que cette pratique ne porte pas atteinte à l’ordre public. Toutes les religions doivent se voir reconnaître les même droits et les mêmes devoirs. Nous proposerons un Charte de la laïcité adossée à la Constitution…
La République doit nous unir et nous protéger grâce à ses valeurs : égalité en actes et laïcité, liberté et créativité, justice sociale et émancipation individuelle, développement durable et progrès, respect et dignité.
La République doit mener une lutte déterminée contre les discriminations et les intolérances et permettre l’intégration de tous dans la vie sociale et politique. Elle permet à la fois l’expression de la diversité et rassemble dans un patrimoine culturel commun. Le dialogue social doit être rétabli, la négociation et la concertation seront les outils indispensables en amont de la législation sociale.
Une conférence salariale réunira tous les partenaires pour définir une nouvelle échelles des salaires et le SMIC sera immédiatement relevé de 100€ pour atteindre 1500€ à la fin de la législature. La représentativité des salariés au CA ou CHS des entreprises par des délégués élus lors des élections professionnelles permettra une nouvelle conception de l’entreprise basée sur la transparence sur les rémunérations des dirigeants des grands groupes, la réforme du droit des sociétés, le droit appliqué à la responsabilité civile et pénale des dirigeants.
La solidarité entre les générations, envers nos aînés, envers les plus pauvres, la solidarité urbaine, le droit au logement seront les indicateurs de la réussite de notre politique.
Je défendrai le mandat unique pour le député dans le cadre d'une République parlementaire nouvelle.
A Epinal, le 13 septembre 2006
Marie-France Glaudel
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