21.10.2006
réunion publique à Golbey avec Jean Auroux
Marie-France Glaudel, candidate du Parti socialiste dans la première circonscription des Vosges, a reçu Jean Auroux le 18 octobre 2006, dans le cadre de la préparation de la campagne des législatives de juin 2007.
Cette journée consacrée à la situation économique locale et au dialogue social fut une expérience très positive. Elle commença par une visite de l 'association d'insertion AMI Le Renouveau à Epinal et se prolongea l'après-midi par un tour de table avec les responsables des syndicats de salariés et une conférence de presse. Elle se termina par une réunion publique à Golbey, une soirée riche d’enseignements et d’humanité, au cours de laquelle les paroles fortes de Jean Auroux auront marqué les esprits.
L’ancien Ministre du travail a su captiver son auditoire par l'actualité et la modernité de son discours, à la fois concret, réaliste et ambitieux pour l'avenir du socialisme, de la gauche et de la France : un discours de progrès et de résistance face aux dérives libérales du capitalisme financier international et du tout marché envers lesquels un gouvernement de gauche peut et doit agir dans le cadre d’une Europe plus sociale, grâce à une harmonisation fiscale et des lois protectrices pour les salariés et pour notre industrie.
Les problèmes doivent devenir des emplois, les défis sociétaux et sociaux que nous devons relever et les défis du redressement économique passent par la volonté politique de mettre l'économie au service des territoires et des hommes.
La lutte contre le système féodal lié aux fonds de pension passe par une exigence de ré appropriation du pouvoir économique par les salariés, les entreprises et leurs dirigeants, un meilleur équilibre entre salariés, entreprises et actionnaires.
L'utilisation des leviers de la puissance publique pour l'emploi, l’instauration d’une Agence nationale de la ré industrialisation, un budget volontariste pour la recherche et l’innovation, l'aide à la création et à l'investissement pour les TPE PME PMI, des lois protectrices au niveau européen comme l'harmonisation de l'impôt sur les sociétés et l'établissement de tarifs douaniers communs pour réguler le commerce international, mais aussi la taxation des bénéfices insuffisamment réinvestis pour l'emploi innovant, le remboursement des aides publiques abusivement perçues par les groupes des entreprises qui délocalisent, toutes ces mesures réalistes traduisent une réelle volonté politique d 'agir pour le redressement de notre pays.
Un retour sur les lois Auroux mises en place pour que l'entreprise ne soit plus "le lieu du bruit des machines et du silence des hommes" a montré l'ampleur de l'espace de liberté qu'elles avaient ouvert, espace toujours à conquérir ou à reconquérir, notamment à travers les propositions du projet socialiste pour un dialogue social fort, des moyens renforcés pour ses acteurs, la négociation collective et les accords majoritaires. Le mouvement social doit accompagner et pousser en avant les réformes qui vont dans le bon sens et les lois justes.
Car Jean Auroux a bien insisté sur la nécessité d'instaurer une vraie démocratie sociale, dans le cadre d'une république parlementaire nouvelle qui devra " permettre au citoyen d'être au parlement par le biais de son parlementaire. Il n'y a pas que les présidentielles, il y a aussi les législatives".
Un beau clin d’œil pour la candidate de la première circonscription dont il apprécia non seulement la sincérité et l’authenticité, mais aussi l’opiniâtreté et la pertinence du discours politique. « Je souhaite que Marie-France Glaudel soit élue car elle apporte une authenticité et de la fraîcheur dans ce pays spinalien qui a besoin d’un souffle nouveau et d’une approche progressiste. »
Nul doute que Jean Auroux reviendra nous rendre visite non seulement en juin prochain lorsque la campagne battra son plein, mais aussi après les élections lorsqu’il s’agira de décliner le programme législatif au service des citoyens et des salariés de notre bassin d’emploi et faire des propositions de loi. L’avenir est désormais devant nous et l’histoire du socialisme et de la République nous appartient !
19:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.10.2006
Les socialistes entrent en campagne avec Jean Auroux
Campagne des législatives de 2007 : Jean Auroux, ancien ministre du travail, est venu animer une journée de dialogue social le 18 octobre dans la première circonscription.
« Les socialistes entrent en campagne, un ministre pour débuter » titrait la presse.
Marie-France Glaudel, candidate aux législatives de la première circonscription a reçu Jean Auroux, un ancien ministre de François Mitterrand.
La journée a commencé par une visite à l’Association Ami ( activités multiples d’insertion) qui avec son centre d’hébergement Le Renouveau et l’entreprise d’insertion Reval Prest constitue un véritable tremplin pour la réinsertion sociale des publics en difficultés.
Dans l’après-midi, Marie-France Glaudel et Jean Auroux ont animé un tour de table avec l’ensemble des syndicats de salariés sur la situation économique et sociale, la relance du dialogue entre les salariés et les entreprises et la représentativité des syndicats pour construire une nouvelle démocratie sociale.
Des travaux pratiques pour le Vosges avec Jean Auroux afin de promouvoir une dynamique de changement et de nouveauté, faire vivre la démocratie et se libérer du système féodal ambiant.
Jean-Pierre Invernizzi pour la CFE CGC précise que l’outil textile vosgien est l’un des plus modernes de France et pose la question des remèdes à apporter face aux nouvelles menaces de suppression.
Nathalie Marion, Secrétaire générale de la CFDT fait remarquer q’il n’y a pas que le textile, mais que c’est l’ensemble des branches qui est menacé : le papier-carton avec la menace de fermetures des Chatelles à Raon l’Etape, les inquiétudes à Norske Skog et la papeterie Grégoire à Saint- Nabord
la métallurgie subit le même schéma que le textile : Seb et Eurolectric sont délocalisées ainsi que l’équipement automobile et les sous-traitants sans mesures d’accompagnement.
Quel lien entre les grandes entreprises qui délocalisent et la réintégration des licenciés des petites entreprises ?
La pauvreté est un phénomène qui s’aggrave : 10,9% de Rmistes dans les Vosges contre 7% au niveau national, le nombre des travailleurs pauvres augmente.
Conférence de presse
Pour lutter contre les difficultés rencontrées dans le textile, le papier-carton ou la métallurgie, Jean Auroux prône une reconversion des activités et des professions qui doit se faire au bénéfice des hommes et des territoires. C’est pourquoi il faut dégager des outils publics, une agence nationale de la réindustrialisation avec une double dimension : territoriale et sociale.
Pour redonner vie à nos territoires et réussir ensemble le changement, il faut gérer non pas le quotidien, mais préparer l’avenir et réformer sans casser.
Il faut une politique de reconversion pour les territoires et les hommes, une politique à la fois réformatrice et protectrice.
Cela ne peut se faire sans une volonté forte, des outils publics, et des conditions sociales pour faire renaître des activités nouvelles et redonner à la recherche et à l’innovation les moyens de développer notre industrie et nos emplois. Cela ne peut se faire sans la dynamique de la croissance qu’il faut relancer grâce aux salaires et au pouvoir d’achat et cela doit se faire contre les mécaniques du profit, pour les hommes, les familles, les territoires.
Cela ne peut non plus se faire sans une Europe sociale, forte et solidaire avec laquelle il faut relancer les fondamentaux : réguler le commerce international en créant des tarifs douaniers communs et en ne livrant pas le commerce international à toutes les spéculations financières, évaluer des quotas et des taxes. Il s’agit d’aider les pays émergeants tout en protégeant nos activités. Il est impensable de laisser faire quand des produits textiles rentrent à plein containers sans aucune taxe douanière, sans stockage même, passant directement du camion aux grossistes.
Une harmonisation fiscale et sociale dans tous les pays d’Europe doit être instaurée par branches d’activité. C’est en touchant aux bénéfices des entreprises et aux impôts sur les sociétés que l’on pourra calmer les ardeurs délocalisatrices.
Il faut un impôt européen sur les sociétés et il faut demander aux entreprises qui délocalisent le remboursement des aides publiques
Il faut de la fermeté sans blocage à priori : une harmonisation sociale progressive et une harmonisation fiscale plus rapide sur les bénéfices.
Il faut un équilibre salarié-dirigeant-actionnaire : c’est un peu trop facile en effet d’avoir l’argent et de décider comme cela, sans rien connaître, de vendre et d’acheter, il faut changer la donne avec un minimum de démocratie et arrêter ce système féodal. Trop d’actionnaires considèrent l’entreprise comme une machine à produire, alors que derrière il y a les hommes.
Jean Auroux, avec ses lois, est à l’origine de la création des délégués du personnel dans les entreprises, des conseils d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. C’est lui encore qui a rendu obligatoire les négociations collectives annuelles et qui a prohibé la sanction d’un employé sur son origine ou son appartenance à une ethnie.
Pour lui, « l’entreprise ne doit pas être le lieu du bruit des machines et du silence des hommes »
Plutôt que d’avoir recours au coaching, les entreprises feraient mieux de faire jouer leur rôle à leurs salariés : d’où la nécessaire participation des représentants du personnel au Conseil d’Administration des Entreprises, la transparence de l’information et la concertation au niveau des prises de décisions.
Jean Auroux a insisté sur la nécessité de revenir sur la loi de 1966 qui introduit la présomption irréfragable de représentativité pour 5 centrales syndicales, sans tenir compte de leur représentativité réelle basée sur les élections professionnelles, excluant ainsi de la représentation les syndicats plus récents ( UNSA, SUD )
Il n’y a pas que les présidentielles, il y a aussi les législatives : nous voulons une république parlementaire nouvelle " qui devra permettre au citoyen d'être au parlement par le biais de son parlementaire."08:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.10.2006
Journée du refus de la misère
Refusons la Misère !
" Quand on m’a expulsée, ils ont tout jeté : les photos de mes enfants, mes cadeaux de mariage, tous mes souvenirs."
" Je n’ai plus de place pour faire mes devoirs… Je dors avec mon frère et on n’a plus de place pour ranger nos vêtements et nos affaires d’école… J’ai honte de dire où j’habite… "
Pouvons-nous rester insensibles à ces témoignages et surtout ne pas avoir la volonté d’agir pour mettre un terme à ces situations de détresse, d’extrême pauvreté et de misère ?
Au pays des droits de l’Homme, les hébergements d’urgence, les distributions de nourriture, les contrats de travail précaires et d’autres mesures d’urgence se multiplient. Or ce n’est pas en terme d’assistance mais d’accès pour tous aux droits fondamentaux que l’on peut lutter contre la misère.
En 1981, la France avait ratifié le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, s’engageant ainsi à l’appliquer. En 1998, elle a voté au Parlement une loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions, fixant ainsi l’accès de tous aux droits fondamentaux comme priorité des politiques publiques.
Pour respecter ses engagements et faire en sorte que ses politiques générales bénéficient à tous, la France doit reconnaître des priorités fondamentales telles que le droit au logement, l’emploi, le savoir, l’accès aux soins et prendre les mesures qui s’imposent pour les faire appliquer.
Quand on n’a pas de travail ou un emploi précaire, comment obtenir un logement ? Un enfant qui habite avec sa famille à six dans une pièce ou dans un logis vétuste, sans électricité parfois, comment peut-il apprendre ? Quand on n’a aucune qualification, il est difficile de trouver un travail. Sans revenus suffisants, il est difficile de protéger sa santé…
Telle est la spirale de la pauvreté dans laquelle sont pris un nombre croissant de nos concitoyens qui subissent la précarité et les difficultés de logement, qui voient leurs usines délocalisées, leurs activités anéanties, leurs services publics fermés.
Face à tant de problèmes quotidiens qui engendrent la pauvreté et la désespérance, ils attendent des politiques des solutions. Pour eux les candidats et les candidates du Parti socialiste devront représenter un espoir lors des échéances électorales de 2007, présidentielles et législatives.
Pour donner beaucoup plus à ceux qui ont le moins, il faudra que l’Etat joue son rôle, que des lois et des réformes protectrices favorisent une autre redistribution des richesses en France. Il faudra aussi qu’une Europe sociale voie enfin le jour et soit un levier contre le libéralisme et la violence du capitalisme financier transnational destructeur de tous les équilibres économiques et sociaux.
Seule une volonté politique farouche nous permettra de prouver qu’il n’y a pas de fatalité à la précarité et à la misère et que notre modèle social n’est pas un fardeau mais une chance dans une mondialisation qui ne laisse aucune place pour l’humain et les droits fondamentaux.
Refuser la misère c’est simplement refuser l’inacceptable et c’est entrer en résistance !
Marie-France Glaudel
le 17 octobre 2006
16:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



