20.12.2006

forum participatif d'Igney

Forum participatif d'Igney

le 19 décembre 2006

Canton de Châtel-sur-Moselle

Section Avière-Durbion

Emploi, formation

et sécurité professionnelle

 

Une vingtaine de  personnes se sont retrouvées à la Salle du Peuple à Igney, ce 19 décembre : des militants de la section,  des sympathisants,  des ex-salariés de la filature de Nomexy et du textile. 

 

Débattre et proposer à partir d’un exemple concret

 A un moment où la presse fait état  d’une année noire de l’emploi dans les Vosges et du Waterloo du textile  – voir   dossier sur la crise  économique vosgienne, Liberté de l’Est des 15, 16 et 17 décembre – Marie-France Glaudel, secrétaire de  la section Avière-Durbion organise un forum participatif sur l’emploi, auquel elle convie des salariés récemment licenciés de la filature de Nomexy.

Ce nouveau coup dur, 3 ans après la fermeture de l’entreprise Boussac, est ressenti comme une catastrophe, le monde s’écroule : on se sent jeté, inutile, on compte bien peu !

C’est d’autant plus désespérant que beaucoup de couples travaillaient à la filature, toute la famille est touchée…L’avenir s’est soudain assombri, la solution sera pour beaucoup le plan de formation reclassement, alors que les offres d’emplois locales   sont inexistantes : on parle bien de l’ouverture d’un petit supermarché à Nomexy pour environ 35 emplois, mais c’est pour 2008.

La moitié des  licenciés  ont moins de 50 ans.  S’ils acceptent   la  CRP( Convention de Reclassement Personnalisé )   avec le suivi classique de la cellule de reclassement, leur salaire sera partiellement maintenu pendant 8 mois. Ils n’entreront pas dans les statistiques du chômage parce qu’ils feront partie de la catégorie des stagiaires de la formation professionnelle. Si leur reclassement n’est pas réussi au bout de 8 mois, ils intégreront le lot des demandeurs d’emploi.

Quelle formation et pour quel emploi ? Les services d’aide à la personne, et notamment auprès des personnes âgées, requièrent une vraie qualification professionnelle et restent un choix personnel à forte vocation.

Pour l’autre moitié, les plus de 50 ans, hormis une dizaine de personnes qui ont plus de 55 ans et pourront bénéficier de L’AER  ( Allocation Equivalence  Retraite ),  la situation est plus délicate : après parfois 4 licenciements, ils n’ont plus la motivation.

Aussi  les ex-salariés veulent-ils se battre pour obtenir du département, de la Région et de l’Etat, des mesures d’accompagnement similaires à celles octroyées au personnel de l’usine de Cheniménil, ( même groupe, même holding, qui a fermé en mai 2006  ) à savoir 4 mois de  congés de conversion. Combat très aléatoire, vu les récentes déclarations des politiques.

La filature de  Nomexy avait pourtant reçu des aides publiques importantes pour sa modernisation et fabriquait des produits performants.  La holding, présidée par le patron de la Filature,  continuait à percevoir les loyers de l’entreprise tandis que les salariés avaient déjà dû consentir des efforts importants et des pertes de salaires pour cause de chômage partiel. Il y a six ans, ils gagnaient plus que le SMIC et en 2006, ils avaient moins que le SMIC, alors que les 35 heures avaient été accompagnées d’une prime importante de l’Etat pour créer des emplois. Les machines performantes achetées grâce aux aides publiques seront revendues à des pays d’Europe de l’Est au profit de la holding qui n’aura rien à rembourser et qui ne sera redevable de rien auprès des salariés puisque les derniers salaires et les indemnités de  licenciements seront versés par le régime de garantie des salaires, donc la collectivité.

 

 Le débat s’engage :

Les salaires dans l’industrie textile sont très bas, les retraites misérables, les carrières ne progressent pas.

La formation doit devenir un droit tout au long de la vie afin d’anticiper les reconversions et les reclassements liés à l’évolution et aux mutations industrielles.

L’individu doit être mis au cœur de la problématique.

Les cellules de reclassement coûtent cher et sont souvent inefficaces :  beaucoup d’anciens licenciés de Boussac ou de la BTT disent avoir retrouvé un emploi grâce à leurs recherches personnelles ou aux carnets d’adresses de syndicats.

L’ANPE et les GRETA doivent avoir les moyens de fonctionner au sein d’un vrai service public de l’emploi au lieu de se voir démantelés au profit de cabinets de placement privés.

Le Pôle Fibres, voulu par le Département et mis en place dans le cadre du plan Etat-Région,  est certes un outil pour l’avenir, à condition que tous les moyens soient donnés à la recherche et à l’innovation, et qu’ils s’accompagnent d’un vrai dynamisme des acteurs de l’économie. Pour les salariés et les syndicats, ce pôle dit de compétitivité ou d’excellence n’apporte aucune solution et ne répond pas à l’urgence pour l’emploi, alors qu’il a pu se mettre en place grâce aux fonds que l’Etat avait alloués pour la reconversion et le reclassement des ouvrières du textile de la BTT et de Boussac. Poudre aux yeux, prestige, effets d’annonce, mais c’est ainsi que fonctionne la droite.

Les aides publiques à l’embauche, à la création d’emploi, à l’investissement, à l’innovation doivent être  assorties d’un contrôle effectif

Des quotas doivent être instaurés et appliqués pour réguler la flexibilité

Le contrôle des syndicats doit pouvoir s’exercer.

Les accords d’entreprises doivent être supprimés et les accords de branches  rétablis.

Les salaires du privé doivent être tirés vers le haut et des plans d’évolution de carrière instaurés.

Les salariés ne refusent pas la mobilité dès lors qu’elle est sécurisée. La Couverture Professionnelle Universelle répond à leurs aspirations.

Mais le dialogue social est tellement malmené et les conditions tellement précaires dans la plupart des entreprises textiles et de main d’œuvre qu’ils ont du mal de croire à un vrai changement de la part des politiques !

 Le combat syndical a été si souvent laminé que les salariés de l’Entreprise sont perplexes quant à une rénovation des relations sociales, ils ne croient pas à un changement possible du côté du patronat.

L’histoire Boussac à Nomexy a trop marqué les esprits et surtout l’épisode de 1987 avec la nomination de Bernard Arnault comme administrateur et directeur général de Boussac SA, et déjà responsable de multiples autres sociétés : reprise pour le franc symbolique, spoliation sur les aides de l’Etat et la Région, disparition du stock de tissus, succession de licenciements et de plans sociaux. La   nomination du repreneur ad-hoc Arnold Poupon en 2002  (  déjà condamné pour banqueroute, usages de faux, vols et recels de documents )  a définitivement sonné le glas de l’entreprise : redressement judiciaire en 2002 et licenciement de 60 employés, liquidation en 2003 et licenciement des derniers 60 employés et, pour couronner le tout, vol de 15000 dessins exclusifs Boussac sur disque informatique, classé sans suite.

Ce qu’il est convenu d’appeler ici la liquidation  programmée du textile, l’inaction et  le manque de volonté politique  ont été durement sanctionnés le 21 avril 2002 : le vote FN a atteint   25,84 % à Nomexy

Ici on ne veut pas d’un nouveau 21 avril et on pense que la gauche doit maintenant prendre ses responsabilités pour un vrai changement et on est conscient de la nécessaire mobilisation citoyenne. 

 

Chacun dit en conclusion ce qu’il attend d’un gouvernement de gauche pour que ça change vraiment :

Abroger  le CNE et les lois Fillon sur le temps de travail et toutes les lois de la droite visant à la dérégulation du code du travail

Respecter les normes sur les produits d’importation :  ne plus accepter les produits chargés d’amiante qui nous viennent de Chine, par exemple

Mener la bataille au niveau de l’Europe pour établir des normes sociales européennes vers le haut, une harmonisation sociale et fiscale, un SMIC européen et la régulation du marché.

Lutter contre les délocalisations à l’Est, ne pas laisser filer à la fois notre outil de production et nos savoir-faire

Faire rembourser les aides publiques en cas de délocalisation ou de liquidation abusive

Faire de la formation tout au long de la vie un droit et un critère d'émancipation, de qualification et de progression professionnelle

Organiser cette formation dans le cadre du temps de travail et offrir un capital temps de formation inversement proportionnel au niveau de formation initiale

Dans le cadre de la reprise d’ entreprises, ne plus laisser faire certains scandales financiers, comme en 1987 avec Bernard Arnault

Les délégués élus du personnel doivent être présents au CA et l’information sur la situation de l’entreprise doit être transparente, afin d’associer les salariés aux problèmes, au bilan et aux perspectives

Avoir la volonté politique de redistribuer les richesses par une fiscalité juste et un autre équilibre capital / travail

Ecouter la base, limiter le nombre et le cumul des mandats

Renouveler la classe politique et mettre en place le statut de l’élu

Faire une politique de gauche et appliquer le projet socialiste approuvé par les militants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18.12.2006

La crise économique vosgienne

Marie-France Glaudel répond aux questions de Christophe Morineau-Cooks dans La liberté de l'Est

 1.-Peux-tu me faire un commentaire sur le constat, le sentiment que la situation économique du département t'inspire ?? Sachant que depuis le début de l'année, on a 35 à 40 entreprises en dépôt de bilan, ou qui licencient, ou qui ont annoncé qu'elles vont fermer. Il faut y ajouter les licenciements de quelques personnes par ci par là, que nous n'avons pas recensées, mais il y en a beaucoup, notamment dans le textile

La chute des emplois industriels sur le département est impressionnante, elle est tout aussi préoccupante sur le bassin d’emploi d’Epinal où la population a baissé, où deux familles sur trois sont des ouvriers ou des petits employés.  Le nombre de faillites y a nettement augmenté, l’emploi des 25-49 ans subit une chute importante, accentuée chez les femmes et les jeunes qui n’ont pas d’avenir. La validation des acquis de l’expérience, les plans de formation reclassement ne peuvent plus répondre aux besoins de reconversion dans le textile par exemple.

La fermeture récente de la Filature de Nomexy, les menaces sur les secteurs du papier-carton et de l’automobile le démontrent, jamais le tissu industriel vosgien n’a été autant menacé.

Je pense déjà au problème humain, aux salariés, à leur famille, qui voient leur situation sociale se dégrader : une vie de labeur, des petits salaires et maintenant l’incertitude, la désespérance et l’inquiétude pour leur avenir et celui de leurs enfants.

La situation s’est considérablement détériorée pendant  ces cinq années   perdues pour  l’économie : l’absence d’anticipation et de volonté politique est flagrante. Nous ne pouvons attendre encore dix ans pour trouver des solutions miracles.  Ce n’est pas le tourisme qui à lui seul sauvera l’emploi dans les Vosges, ce ne sont pas les emplois de service qui à eux seuls suffiront à redynamiser l’économie. C’est pour le redéploiement industriel qu’il faut se battre.

Cela s’appelle la volonté politique !

 

2.- Dans la perspective des législatives, quelles solutions apporter ??

D’abord, il faut protéger ce qui existe, il faut des lois pour interdire les liquidations abusives, faire rembourser les aides publiques quand elles n’ont servi qu’à enrichir la société qui délocalise et ses actionnaires. Il faut inciter les entreprises à la création d’emplois, aider les TPE ou PMI  PME à réussir leur stratégie en matière de produits innovants. Il ne faut pas hésiter à faire baisser les impôts sur les sociétés quand ils sont réinvestis dans des emplois nouveaux, et les augmenter lorsque les bénéfices sont uniquement distribués aux actionnaires.

Ensuite, face aux difficultés rencontrées dans le textile, le papier-carton  et la métallurgie, seule une politique novatrice et protectrice de reconversion des activités et des professions au service des Hommes et des territoires apportera des perspectives d’avenir : il faut créer une Agence nationale de la réindustrialisation avec une double dimension : territoriale et sociale.

Cela ne peut se faire sans une volonté forte, des outils publics et des conditions sociales pour faire renaître des activités nouvelles et redonner à la recherche et à l’innovation les moyens de développer notre industrie et nos emplois.

Cela ne peut se faire sans la dynamique de la croissance qu’il faut relancer grâce aux salaires et au pouvoir d’achat et cela doit se faire grâce à la formation, à la sécurisation et à la promotion des parcours professionnels , en faveur des hommes et des femmes, des familles et des territoires.

Cela s’appelle encore la volonté politique !

 

3.- Est ce que le politique a encore prise sur ce processus et les industriels ??

C’est sans doute la question essentielle ! Oui, la politique doit servir à quelque chose : dans un monde dévoré par le marché, la rentabilité et le profit maximum, il faut une résistance forte de la puissance publique face aux dérives libérales et une politique offensive pour le développement industriel, l’innovation, la recherche et l’encouragement à l’investissement et à la création d’emplois pour les industriels dans les petites et moyennes entreprises. Il faut rétablir la confiance !

Pour préparer l’avenir, nous avons  besoin d’une Europe sociale forte et solidaire avec laquelle il faut relancer les fondamentaux : réguler le commerce international en créant des tarifs douaniers communs et en ne livrant pas le commerce international à toutes les spéculations financières. Il faut aider les pays émergents tout en protégeant nos activités : il est impensable de laisser faire quand les produits textiles rentrent à pleins containers sans aucune taxe douanière, sans stockage même, passant directement du camion au grossiste.

Une harmonie sociale et fiscale dans tous les pays d’Europe doit  être instaurée par branches d’activité. Il faut un impôt européen sur les sociétés et il faut demander aux entreprises qui délocalisent le remboursement des aides publiques.

Trop d’actionnaires considèrent l’entreprise comme une machine à produire, ne se souciant pas des hommes et des femmes qu’il y a derrière, se contentant parce qu’ils ont l’argent de décider, sans rien connaître, de vendre et d’acheter : il faut un équilibre salarié-dirigeant-actionnaire et changer la donne avec un minimum de démocratie pour stopper ce système féodal.

Cela s’appelle encore et encore la volonté politique !

C’est  pour défendre le projet socialiste et pour porter l’alternative que je suis candidate aux législatives de juin  2007 dans la première circonscription des Vosges.

Marie- France Glaudel 

 

 

 

 

17.12.2006

La charte pour l'emploi des jeunes

La charte pour l’emploi des jeunes

La JOC ( Jeunesse Ouvrière Chrétienne ) organisait  le 16 décembre 2006 à Golbey une réunion,  dans le cadre de sa journée nationale de mobilisation citoyenne pour faire signer la charte pour l’emploi des jeunes.

C’est pour soutenir les jeunes engagés dans ce combat majeur pour l’emploi des jeunes et pour les écouter et ouvrir avec eux des perspectives que j’ai tenu à participer à cette rencontre, accompagnée de mon suppléant Jean-Claude Bouleau, Conseiller municipal à Golbey.

Je  remercie Aurélien Wermelinger, le Président de la Fédération départementale JOC et tous les militants présents pour leur accueil et pour avoir permis cet espace d’écoute et d’échange : ce sont eux qui avaient pris l’initiative de mettre en place ce colloque  dans les Vosges, afin de présenter le texte de la charte qui fait de l'emploi une priorité,

Acteurs de solidarité et d'innovation , ils s'engagent dans la lutte contre les discriminations et se mobilisent dans des combats nouveaux pour le respect du droit du travail.

Les jeunes et les militants de la JOC  ont rappelé  leur refus de la précarité et leur présence dans les manifestations contre le CPE. Ils ont ensuite fait part de leurs préoccupations car pour eux l’emploi des jeunes est un facteur essentiel de stabilité, d’avenir et d’insertion sociale. Ils ont enfin affirmé leur volonté de s’approprier les prochaines  campagnes électorales  pour faire connaître leurs aspirations et leurs exigences pour 2007.

J’ai pu développer les propositions du projet socialiste et, outre une politique active en faveur de la création d’emplois, la CPU ( couverture professionnelle universelle ) et le plan EVA, programme d’ entrée dans la vie active pour les jeunes.

Nous refusons la spirale de la précarité et de l’assistance, nous voulons faire de la sécurisation des parcours professionnels un élément clé du fonctionnement de notre économie, qui pour être performante a besoin de mobilité et de haut niveau de qualification. Et  nous voulons construire une couverture professionnelle universelle afin d’assurer les trois éléments majeurs du travail : l’emploi bien sûr, mais aussi la sécurité des ressources et la progression professionnelle. Nous voulons créer les conditions pour que mobilité ne rime plus avec précarité, mais au contraire avec sécurité professionnelle, tout au long de la vie active, de l’école à la retraite, dans le cadre d’une carrière tirée vers le haut et du droit à la formation professionnelle tout au long de la vie :

Justice dans la rémunération du travail, alors qu’aujourd’hui les petits  salaires sont à peine plus élevés que les minimas sociaux.

Justice dans l’accès à la formation  initiale d’abord et dans la vie professionnelle ensuite grâce à un capital formation pour chaque jeune.

Justice dans l’accès à la retraite

Progression par un capital de droit à la formation sur le temps de travail

Progression par l’accès à des diplômes qualifiants, financement partenarial état-collectivités locales-entreprises

Progression des ressources des actifs en formation ou en recherche d’emploi pour que le chômage ne soit plus le moment du déclassement professionnel.

Confiance aux chômeurs en sécurisant davantage l’indemnisation, leur garantie de ressources et la validation des points de retraite, dans le respect des devoirs définis pour ouvrir droit à la CPU.

Et ça commence déjà par les jeunes  avec le programme EVA :

Offrir aux jeunes d’autres perspectives que l’insécurité, la défiance et un avenir précaire.

Rétablir la confiance en 2007, comme nous avions commencé à le faire en 1997 avec les emplois-jeunes

Le CPE  c’est la défiance envers la jeunesse, EVA c’est tout le contraire !

EVA, c’est un contrat de confiance avec la jeunesse, c’est le droit au travail, à la sécurité, à des conditions de vie correcte, à l’autonomie

Des droits et des devoirs :

Des devoirs :

Etudier  et se former avec assiduité

Travailler et rechercher  sérieusement l’insertion durable dans l’emploi

Donner du temps aux autres en accomplissant un service civique obligatoire

Des droits :

Droit à la formation : contrat pour tous les jeunes sortis de l’école secondaire, de 18 à 25 ans – étudiants, demandeurs d’emploi, salariés – accès à un capital de droits à la formation d’au minimum 1 an, pouvant aller jusqu’à 3 à 5 ans pour ceux qui ont quitté le système de formation initiale le plus tôt, pour usage fractionné ou en alternance

Droit à un suivi personnalisé

Droit absolu à une première expérience professionnelle, dans le secteur privé ou public

Droit à la rémunération des stages accomplis après la fin des études

Droit à l’autonomie financière, grâce à une allocation d’autonomie qui s’annonce comme une grande conquête future de la gauche

A travers leur discours, les jeunes ont prouvé leur prise de conscience et leur sens des responsabilités face à l’immense désespérance, la pauvreté et la misère dont ils sont témoins, notamment dans les quartiers populaires. Ils font de l’emploi des jeunes leur cheval de bataille  et ils se mobilisent auprès des élus, des candidats, de la société civile et des employeurs pour que l’emploi soit au cœur de leurs préoccupations.  Les jeunes ont  l’ambition et la volonté de s’en sortir. Ceux qui veulent créer leur entreprise   regrettent les blocages et le manque de confiance qu’ils rencontrent au niveau des structures d’aide à l’insertion, alors qu’il existe le micro-crédit.

Que fait la droite pour masquer son inertie ? Elle développe les emplois jetables et les contrats précaires.

Elle transfère les charges de l’Etat sur les collectivités et les contribuables. Elle démantèle l’ANPE en créant des structures parallèles et en faisant appel à des cabinets  privés de recherche d’emploi.

La  gauche veut au contraire renforcer le service public de l’emploi et de la progression professionnelle afin de garantir le droit au travail en trouvant des emplois adaptés au projet professionnel et compatibles avec les formations pour aider les jeunes à construire leur parcours et leur avenir.

La gauche abrogera le CNE et fera du CDI la voie d’accès normale à l’emploi, les emplois temporaires ne se justifiant plus qu’à titre dérogatoire pour faire face à des situations définies par le code du travail.

Il nous faut sortir de cette spirale de la précarité, de la désespérance, des horizons bouchés, mais au contraire aider les jeunes à construire leur avenir à travers l’accès à l’emploi comme droit fondamental, premier pas vers l’autonomie et la citoyenneté qui leur est aujourd’hui confisquée par la précarité et l’exclusion.

Permettons aux jeunes de prendre en main leur avenir, d’être acteurs de leur destin et de se sentir des citoyens à part entière.

Offrons leur tout simplement un nouveau droit à l’avenir !

« Une société qui ne reconnaît pas sa jeunesse et qui la frappe a toujours tort. »

Une société qui ne permet pas aux jeunes de réussir est une société sans avenir.

Marie-France Glaudel

Le 17 décembre 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

09.12.2006

Inscrivez-vous sur les listes électorales avant le 30 décembre 2006 !

Campagne d’inscription sur les listes électorales dans les quartiers populaires

Nous étions, ce matin, avec mon équipe, sur le Plateau de la Justice à Epinal,  pour  mener une campagne d’inscription sur les listes électorales.

En 2007, nous voterons quatre fois, quatre rendez-vous à ne pas manquer :  le 22 avril et le 6 mai pour les présidentielles, les 10 et 17 juin pour les législatives. Ces élections peuvent tout changer dans notre pays. Mais pour voter, il faut être inscrit sur les listes électorales.

L’inscription se fait à la mairie de sa commune de résidence, il faut  être muni  d’une pièce d’identité ( carte d’identité ou passeport ) et d’un justificatif de domicile datant de moins de 6 mois. Et il faut y aller avant le 30 décembre 2006.

Notre démarche a été saluée par un accueil très favorable de la part de nombreux habitants du Quartier, reconnaissants de voir des socialistes s'adresser à eux pour encourager la citoyenneté et lutter contre l'abstention. Ils nous ont fait part de leurs inquiétudes face aux discriminations, de leur désespérance face à la précarité, mais aussi de leur volonté de participer à notre combat.  

Ils savent bien que l'avenir pour eux c'est avec la gauche ! Ils nous attendent et se mobiliseront le moment venu car nous avons su déclencher chez eux la première étincelle de l'espoir.

C’est aussi l’occasion de rappeler que nous voulons construire l’avenir avec les citoyens et les citoyennes, avec tous ceux et celles qui veulent que ça change. Le Projet socialiste est notre référence. La justice sociale, l’égalité et la solidarité sont nos valeurs. La volonté politique sera au cœur de notre action.

Marie-France Glaudel

Le 9 décembre 2006

 

Dans les jours prochains, nous serons à Thaon, au quartier de l'Europe, et à Nomexy.        

 

 

 

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