06.02.2007
En campagne avec Marie-Noëlle Lienemann
Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre du logement et députée européenne, sera à Epinal-Golbey, le mercredi 7 février pour soutenir Marie-France Glaudel, candidate aux législatives de juin 2007 dans la première circonscription.
Députée européenne de la région Nord-Est depuis les élections de juin 2004, elle travaille sur l’eau, la directive REACH, le textile, la directive Service dite Bolkestein, le temps de travail et les services publics européens. Elle siège à la Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, à la Commission de l’industrie, aux Intergroupes Logement et Communes Minières et elle est vice-présidente de la Commission parlementaire mixte UE-Roumanie.
Vice-Présidente de la Région Nord-Pas de Calais, elle est chargée de la Formation professionnelle. Elle est membre de la commission développement économique, emploi et nouvelles technologies et présidente du C2RP.
Membre du bureau national du PS et Secrétaire nationale chargée des entreprises de 2002 à 2004, elle engage une mobilisation pour la défense des services publics et contre les privatisations, contre la loi Fillon et les attaques de la droite contre l’Etat et la fonction publique.
C’est précisément pour des services publics forts que nous allons mener campagne à Golbey lors de la rencontre débat que nous animerons le soir :
« Pour des services publics garants
des droits fondamentaux et de l’égalité des citoyens »
En effet les socialistes sont attachés à des services publics qui permettent l’accès de tous aux droits fondamentaux : l’éducation, la santé, le logement, l’environnement, l’eau, l’énergie, les transports, la poste, … Après cinq années de politique libérale, le service public est exsangue, l’état a régressé et n’apparaît plus comme le garant de l’intérêt général. Le gouvernement et la majorité parlementaire n’ont cessé de privatiser les services publics et de démanteler la fonction publique, au risque de nier l’égalité républicaine. Les services publics sont incompatibles avec l’idéologie libérale qui privilégie l’allègement de la fiscalité pour les revenus les plus aisés, qui brade notre patrimoine commun, supprime 15 000 postes en 2007 dans la fonction publique, libéralise les services et se défausse sur les collectivités territoriales. La puissance publique n’assure plus son rôle de cohésion sociale : c’est l’ère du laisser-faire et de la recherche systématique des profits. Ce n’est pas la politique que nous, les socialistes, proposerons au suffrage des Français dans quelques mois, car notre programme sera basé sur les valeurs de justice sociale, d’égalité et de solidarité, en commençant par l’accès de tous aux droits fondamentaux. C’est pourquoi nous remettrons sur le métier la loi d’orientation contre l’exclusion votée par la gauche en 1998, que nous avions commencé à mettre en application mais qui n’a pas survécu au désastre du 21 avril. Notre grand projet qui avait pour but avec la loi SRU et les mesures pour lutter contre l’insalubrité des logements prises notamment par Marie-Noëlle Lienemann, devait se concrétiser avec de nouvelles lois, comme la Couverture Logement Universel ou le droit au logement opposable, proposées par Marie- Noëlle alors qu'elle était Secrétaire d’Etat au logement.
Depuis 2002, oubliée la loi contre l’exclusion, dénaturée par des plans archi-libéraux et des effets d’annonces de l’égalité des chances que certains n’auront jamais. Car seule la question sociale mise au cœur de la politique pourra apporter des réponses sur l’emploi, le logement, la santé, l’éducation et donc permettre à terme l’accès de tous aux droits fondamentaux.
Sans logement décent, pas d’éducation pour les enfants, sans emploi ou sans salaire correct, pas d’accès au logement, même social, pas d’accès aux soins. Il faut en finir avec cette société à deux vitesses, voire à trois vitesses : le projet politique de la droite laisse les pauvres à la marge, qu’ils soient exclus ou travailleurs pauvres, fait porter aux classes moyennes le poids des déficits accumulés et de la dette, n’offre pas d’avenir aux jeunes, tandis qu’il multiplie les cadeaux fiscaux à l’égard des plus riches. C’est bien d’une autre redistribution des richesses qu’il s’agit, c’est d’une politique de résistance au libéralisme, c’est d’une politique de transformation dont notre pays a besoin. Nous serons présents dans ce débat de société et dans ce combat contre la droite, qui fait de belles promesses, sans savoir comment elle va les mettre à exécution, de beaux effets d’annonce pour l’horizon 2008, pourvu qu’elle conserve le pouvoir. Elle veut ainsi faire oublier qu’elle porte la responsabilité de la situation politique, économique et sociale désastreuse dans laquelle se trouve la France.
Nous avons une réelle ambition de transformation sociale qui passe effectivement par des mesures sociales et des réformes ambitieuses, cela passe aussi par la mobilisation des acteurs sociaux et des citoyens. Cela passe surtout par l’alternative en 2007, par nos victoires, présidentielle d’abord, législative ensuite, car il faudra donner à notre candidate Ségolène Royal les moyens de mettre en œuvre la politique pour laquelle les socialistes l’ont désignée, le projet socialiste et un programme qui réponde à l’urgence sociale, à un besoin de changement profond dans notre pays.
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