12.02.2007

Deux femmes pour un avenir à gauche

medium_DSCN2070.JPGMarie-France Glaudel recevait le 7 février Marie-Noëlle Lienemann à Epinal-Golbey.

 

 

medium_IMG_0066.2.JPGDe nombreux acteurs sociaux engagés dans le combat pour l’accès de tous aux droits fondamentaux participèrent à la réunion de travail que l’ancienne ministre anima sur  le logement social, un thème souvent repris lors des forums participatifs et un grand défi que Ségolène Royal s’est engagée à relever. Le sort des SDF, les difficultés des publics fragiles et des travailleurs pauvres à accéder à un logement décent, le  logement social devenu trop cher pour deux tiers de la population, le recul de la mixité sociale, le logement étudiant furent évoqués, mais aussi l’accès social à la propriété aujourd’hui en recul.

medium_IMG_0074.JPGMarie-Noëlle Lienemann donna ensuite une conférence de presse au cours de laquelle elle apporta son soutien à Marie-France Glaudel, se réjouissant que la parité  permette à des femmes de briguer des mandats législatifs à égalité avec les hommes. Ce fut l’occasion pour l’ancienne ministre de rappeler qu’elle avait déjà proposé le droit au logement opposable  et que ce droit découvert par la droite à quelques mois des échéances électorales doit devenir effectif et s’accompagner d’une série de mesures favorisant une sécurité sociale du logement tout au long de la vie.  Quant aux services publics, ils font partie des fondamentaux de la gauche, ils  garantissent l’égalité des citoyens et sont incompatibles avec l’idéologie libérale qui privilégie l’allègement de la fiscalité pour les couches les plus aisées. Deux projets de société s’affrontent, celui de la droite qui veut réduire de moitié le nombre des fonctionnaires, et celui de la gauche qui veut   défendre des services publics de qualité, les moderniser et en créer de nouveaux.

A la question  de savoir qui était notre adversaire à droite, MN Lienemann a bien sûr dit que le plus dangereux était le candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy, déjà parce qu’il est notre principal adversaire et que son projet  politique ultralibéral, communautariste et atlantiste  représente un grand risque pour notre pays. Mais elle insista aussi sur le danger Le Pen et sur le fait qu’il faut déminer l’illusion Bayrou, un homme de droite qui n’a jamais voté avec la gauche et qui en aucun cas ne constitue une troisième voie pour la France. 

medium_DSCN2076.JPG

La réunion du soir connut un vif succès : 120 militants et citoyens sont venus écouter avec enthousiasme la députée européenne sur son cheval de bataille que sont les services publics : 

Face à une mondialisation puissante soumise au rouleau compresseur libéral, la défense du service public qui subit un péril inquiétant est devenue un enjeu majeur, notamment pour répondre à l’inquiétude des suffrages en faveur du non au Traité Constitutionnel Européen. La Poste est mise en concurrence totale sur tout le courrier. Pour EDF GDF la privatisation est déjà engagée. La SNCF met en concurrence ses TER. Dans la bataille qui doit être menée, les Belges sont nos meilleurs alliés pour la défense des services publics et la nécessité de mettre en place une directive-cadre au niveau européen.

medium_DSCN2085.JPG

Les décisions prises par le gouvernement français depuis 5 ans montrent clairement la volonté de privatisation des services publics par la droite : la réduction de moitié du nombre de fonctionnaires,  les restrictions pour  nos hôpitaux publics, les insuffisances de postes au niveau de la justice.

Or les Français sont attachés à leurs services publics et nous devons les revaloriser et en créer de nouveaux : un service public de la petite enfance, un service public pour l’accès au logement avec notamment un service public de la caution, un service public de l’eau avec une tarification sociale, un observatoire du prix de l’eau.

Toutes ces questions sont fondamentales pour l’avenir. Les services publics doivent être un plus et non un moins. Il nous faut opposer de la détermination et de la résistance !

Les nombreuses questions lors du débat amènent des demandes fortes :

Il faut avoir un encadrement du prix des loyers.

Les droits fondamentaux doivent s’appliquer aussi aux gens du voyage avec des aires de stationnement aménagées et une aide à la sédentarisation

La situation de l’éducation traduit une crise de la pensée républicaine que la gauche doit rétablir en innovant et en revalorisation ce qui marche, notamment au niveau de la formation professionnelle initiale. Une vraie vision de l’avenir industriel de la France s’impose.

La santé est en danger tant au niveau de la formation que du recrutement des médecins : il faut établir un numérus clausus pour une meilleure répartition afin lutter notamment contre l’isolement rural. Il faut redonner à l’Hôpital public tous les moyens de garantir un accès égal aux soins pour tous.

Un bel exercice de démocratie participative !                                           

 

 

Marie-Noëlle Lienmann  a écrit dans son blog :    

«  Etrangement absente des débats présidentiels, la défense des services publics doit être une priorité absolue. Parce qu’il y a urgence et que si nous laissons faire, il risque d’être trop tard.
Trop tard parce que l’union européenne va exiger la libéralisation totale du courrier, de l’énergie et du rail sans la moindre garantie de service public. Ce mouvement est extrêmement grave et la France doit exiger un moratoire sur toutes ces ouvertures à la concurrence tant qu’une directive cadre sur les services publics n’est pas votée et applicable.

Urgence aussi car les récents évènements climatique ont montré la détérioration de nos services publics. Par exemple dans le Limousin, et principalement en Creuse avec plus de 20 000 foyers sans électricité ni téléphone, et des routes impraticables pendant près d'une semaine. Et que dire des véhicules bloqués par quelques centimètres de neige ! Cela montre bien que face à des situations exceptionnelles, les régressions dont sont victimes les services de l’État et les entreprises publiques à la suite des réductions des moyens qui leur sont attribués. Les restructurations motivées avant tout par des logiques d’économies et de rentabilités, mettent en péril la réactivité aux événements en matière d’organisations des secours et des conditions de transports. C'est également la démonstration que seul un service public de proximité peut répondre aux besoins de la population. »

Les commentaires sont fermés.