27.03.2007
Les enjeux institutionnels des élections de 2007
Les militants et les citoyens doivent se saisir de leur avenir
Romain Mathieu, président du MJS Vosges avait organisé, le 26 mars à Golbey, une réunion sur les enjeux institutionnels des élections de 2007, avec la participation d’Alexis Corbière, premier Adjoint de la Mairie du 12ème à Paris.
On ne peut dissocier la question institutionnelle de la question sociale car la République a toujours été adossée à la question sociale, c’est la République qui fonde la Nation. La refondation républicaine de notre pays devra s’appuyer sur la redistribution des richesses et l’intervention de la puissance publique. La Vème République née de la peur d’un coup d’état a été générée par l’idée de l’homme providentiel, supérieur.
Faut-il réformer le mode de scrutin de la présidentielle ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?
Si l’on tient compte du nombre d’inscrits, en 1981, le Président de la République avait été élu avec 43%, en 1995 avec 33% et en 2002 avec 25%. Si l’on se réfère au nombre d’électeurs inscrits, on se rend compte de plus en plus que la crise sociale et les inégalités renforcent la crise institutionnelle, ce qui accentue un système permanent du contournement de la légitimité populaire. Ainsi Chirac légitimé par 82% des votants au 2ème tour ne s’est pas gêné pour mener une politique anti-sociale.
Le Parlement est piétiné car il n’a plus la compétence des lois, 92% étant des lois gouvernementales. Le vote bloqué et la concentration sur 6 Commissions seulement ne permettent pas au Parlement de jouer son rôle et d’exercer son pouvoir de contrôle. Si l’on considère le cumul des mandats, le fait qu’il n’y a pas de place pour le débat, pas de temps pour comprendre la subtilité des lois, les parlementaires ne peuvent faire autrement que de s’émanciper de l’intérêt général.
Or ce qui s’impose, c’est le contrôle démocratique, c’est la capacité à parler au nom des électeurs et c’est la volonté de faire entrer chaque citoyen à l’Assemblée par l’intermédiaire de son député. Ainsi la refondation de la République, l’avènement de la VIème République devrait naître d’un débat public à travers une Assemblée constituante et représentative des citoyens.
La France a changé, le monde a changé, la politique doit changer car elle ne sera plus faite sans les gens, elle sera faite avec eux. La France présidente, celle que veut Ségolène Royal, c’est la France qui se remet en mouvement et qui assure sa relève. Ségolène Royal le souhaite, la VIème République devra se construire avec les citoyens avec les territoires. Ils devront s’approprier ensemble ce nouvel espace de démocratie participative, de démocratie sociale, de démocratie parlementaire et de démocratie territoriale. Car ce sont à la fois les territoires et les citoyens qui pourront avoir accès au référendum d’initiative populaire. La VIème République, c’est aussi le renforcement des pouvoirs du Parlement et notamment son pouvoir de contrôle, la suppression du 49-3, le mandat unique pour les parlementaires et la suppression du droit de veto du Sénat. C’est aussi garantir l’impartialité de l’Etat, l’indépendance des grandes institutions. Ainsi, le Chef de l’Etat ne sera plus le Président du Conseil supérieur de la magistrature. Le Conseil constitutionnel et la haute autorité du pluralisme ( en remplacement de la haute autorité de l’audiovisuel ) ne seront plus désignées par le chef de l’Etat et les présidents des Assemblées, mais par la majorité des trois cinquièmes de l’Assemblée nationale, afin de garantir leur indépendance.
De plus, l’opposition aura son mot à dire et sera respectée. C’est un député de l’opposition qui sera président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale.
Avec une démocratie parlementaire renforcée, l’émergence d’une véritable démocratie sociale, une démocratie territoriale aboutie et la démocratie participative pour mieux associer les citoyens, parce que la politique ça doit servir à quelque chose, ça doit apporter des réponses, Ségolène Royal veut apporter la preuve d’un changement profond pour remettre la France debout sur des valeurs claires.
Elle veut assurer l’autorité de l’Etat tout en proposant une organisation plus démocratique et plus efficace des institutions. Cela passe par une autre façon de faire de la politique, par une réconciliation des citoyens et du politique, par la confiance, par la politique enfin utile à tous ces travailleurs qui n’arrivent pas à vivre de leur travail, à ces jeunes sans espoir pour leur avenir, à tous ces privés d’emploi rejetés à la marge. Elle veut réconcilier ceux qui souffrent et ceux qui réussissent pour redresser la France. François Mitterrand voulait rendre le pouvoir au peuple, Ségolène Royal veut lui redonner la parole.
Vive la France présidente.
Marie-France Glaudel
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20.03.2007
Pour "une véritable révolution éducative"
Priorité à l’éducation
La droite, en 5 ans, a détruit 125 000 emplois de professeurs, aides éducateurs, médecins scolaires et surveillants. Pourrait-on croire, ne serait-ce que l’espace d’une minute en ses promesses, notamment celles de l’ ancien ministre de l’éducation nationale Bayrou qui n’aurait de cesse, comme son homologue Robien, ou encore le ministre candidat Sarkozy, de privilégier l’enseignement privé et de retirer des postes, fermer des classes et proposer un savoir au rabais. Jamais les enseignants ne se sont sentis, même aux heures les plus sombres du dégraissage du mammouth, aussi peu considérés et aussi peu confiants en l’avenir, tant leurs conditions de travail se dégradent et tant l’espoir de faire réussir leurs élèves s’amenuise. Jamais encore le parcours éducatif était à ce point devenu une variable d’ajustement budgétaire laissant au bord du chemin des dizaines de milliers d’enfants sortir du système sans qualification et tant d’établissements manquer de professeurs, de surveillants, de personnels médicaux, de psychologues, de conseillers d’orientation, de conseillers principaux d’éducation, de personnels ouvriers et de services.
Ségolène Royal dans son pacte présidentiel s’engage à garantir les moyens de la mission des enseignants, ce qu’elle considère comme un devoir face à la crise sociale et ses effets dévastateurs. Si elle est élue présidente de la république, elle organisera dès le mois de mai 2007 des Etats généraux de la réussite scolaire et elle rétablira pour la rentrée les moyens qui ont été retirés à l’école. Il s’agit en effet de répartir ces moyens de la manière la plus efficace pour améliorer les conditions de travail, d’un côté, et la réussite éducative, de l’autre.
Et il s’agit aussi de montrer la reconnaissance de la nation à ses enseignants à travers leur évolution de carrière, leur formation et leur pouvoir d’achat. Aussi Ségolène Royal s’engage-t-elle à édicter un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d’emplois. Elle s’engage notamment à faire voter au Parlement une loi de programmation afin d’apporter sur les cinq années de la législature les moyens pour sécuriser, apaiser, harmoniser les relations entre la nation et l’école, car il faut en finir avec les angoisses des fermetures de classes et les redéploiements qui frappent le système scolaire à chaque rentrée.
Les principaux engagements de Ségolène Royal :
- pour lutter contre les inégalités, instituer un service public de la petite enfance, car c’est là que se trouve la première inégalité entre les familles
- établir la scolarité obligatoire dès trois ans
- instituer « l’école ouverte » pour épauler ceux qui en ont le plus besoin après les heures de cours, c’est-à-dire le soutien scolaire gratuit dans l’école de la République, assuré soit par des enseignants bénéficiant d’une rémunération supplémentaire, soit en faisant appel à des personnels qui puissent les aider dans ce travail individualisé : c’est ce que Ségolène Royal appelle l’ordre éducatif juste
- garantir une vraie gratuité de l’école de la République, car c’est à la puissance publique de réparer les injustices nées de la société
- limiter à 17 le nombre d’élèves en CP et CE1 dans les ZEP et fixer la dotation aux établissements par élève en difficulté à 25% de plus que la dotation ordinaire
- réviser la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale et constituer des réseaux d’éducation prioritaire
- renforcer la présence des adultes dans les établissements
- créer des emplois-parents, généraliser les écoles des parents et les consultations de médiations familiales pour les aider à conforter leur autorité
- soutenir la création et l’emploi culturels parce que la culture est un levier de la réussite scolaire
- inscrire l’éducation artistique et la pratique à tous les niveaux, de la maternelle à l’université
- refuser que la vie d’un adolescent soit déterminée à quatorze ans dans l’apprentissage, insérer au contraire, afin de développer toutes les formes d’intelligence, l’apprentissage dans le parcours scolaire
- assurer la pleine maîtrise de notre langue nationale pour chaque enfant de ce pays, car elle est le savoir des savoirs, la porte qui ouvre aux autres disciplines et le meilleur rempart contre l’exclusion
- engager une loi d’orientation et de programmation pour l’enseignement supérieur et porter en cinq ans la dépense par étudiant au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE
- créer un service public d’orientation pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière, refonder l'orientation afin que le collège ne soit plus le lieu du tri social, améliorer la transition primaire/secondaire, revaloriser l'enseignement professionnel
- créer une allocation autonomie pour les jeunes, sous condition de ressources, avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active
- engager le chantier national proposé par le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale
Ségolène Royal n’engagera pas la construction d’un deuxième porte-avions et attribuera la valeur dégagée par cette marge de manœuvre supplémentaire à l’éducation nationale.
La meilleure formation initiale ne saurait se passer de la formation continuée, et la deuxième priorité de Ségolène Royal sera d’inventer la formation tout au long de la vie, c’est-à-dire :
- créer un compte éducation-formation dont chacun disposera à la fin de la scolarité obligatoire et qui sera d’autant mieux doté que la formation initiale aura été insuffisante
- inscrire dans le contrat de travail des périodes de formation
- instaurer la sécurité sociale professionnelle qui comprendra des périodes de formation professionnelle rémunérées
Parce que jamais l’école laïque n’a été aussi maltraitée, mutilée, jamais les enseignants n’ont été autant méprisés et leurs conditions de travail autant détériorées. Alors, ce n’est pas Bayrou qui a voulu par le passé remettre en cause les lois Falloux, au service de l’école privée ou Sarkozy qui propose une vision libérale d’une école condamnée au marché, qui peuvent apporter les solutions !
Pour nous, l’éducation reste une priorité absolue, car nous ne pouvons laisser sur le bord de la route les 150 000 enfants qui sortent actuellement du système scolaire sans qualification suffisante, car nous pensons que l’école laïque est le lieu d’apprentissage du « vivre ensemble » et le savoir, l’outil d’émancipation et d’épanouissement pour chacun.
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19.03.2007
Ségolène Royal propose la VIème République
Ségolène Royal propose la VIème République

Ségolène Royal propose une organisation plus démocratique et plus efficace des institutions garantissant l'impartialité de l'Etat.
La VIème République repose sur quatre piliers :
1) Une démocratie parlementaire revivifiée :
- Instauration du mandat parlementaire unique
- Suppression du droit de veto du Sénat
- Suppression du vote bloqué et du 49-3 pour les lois ordinaires
- La présidence de la commission des finances sera confiée à un membre de l'opposition
- Le Président de la République ne présidera plus le Conseil Supérieur de la Magistrature. Les membres du CSM et de la nouvelle Haute Autorité du Pluralisme seront désignés par le Parlement à la majorité des 3/5ème afin de garantir réellement leur indépendance.
2) Une véritable démocratie sociale
- Négociation et concertation préalable à toute réforme en matière sociale
- Promotion d'un syndicalisme de masse
- Représentation des salariés dans les conseils d'administration des entreprises
3) La démocratie participative
- La Présidente de la République rendra compte chaque année de la mise en œuvre du Pacte présidentiel.
- Toute proposition de loi ayant recueilli la signature d'un million de citoyens sera examinée par le Parlement.
- Création de jurys citoyens pour discuter de la mise en œuvre des politiques publiques et les évaluer, budgets participatifs dans les collectivités locales.
4) Une démocratie territoriale aboutie
- Clarification des compétences pour mettre fin aux superpositions et aux gaspillages,
- Péréquation des ressources entre collectivités locales,
- Prise en charge par les régions de la remise à niveau des bâtiments et des résidences universitaires et des prisons.
Cette réforme des institutions sera soumise à référendum à l'automne 2007
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16.03.2007
La vie des territoires ruraux
Dans le cadre de la présentation du Pacte présidentiel de Ségolène Royal, j’ai animé le 13 mars à Charmois l’Orgueilleux une réunion du changement sur la vie des territoires ruraux.
Il s’agissait d’envoyer un message fort en direction du monde rural, dans ce canton situé au cœur de l’espace rural de la Vôge. La première circonscription, à l’image de la France est constituée de 50% de zones rurales, c’est dire tout l’intérêt que nous attachons à venir dialoguer avec tous les habitants de ces espaces, agriculteurs, mais aussi 90% des populations qui n’ont aucun lien avec l’agriculture. Les espaces ruraux en effet ne peuvent être seulement des espaces dortoirs, c’est pourquoi notre souci d’égalité doit nous pousser à fournir à leurs habitants les mêmes chances de réussite et la meilleure qualité de vie possible.
On pense au développement des transports collectifs, au réseau ferré quasi inexistant, plutôt vétuste et aux déplacements coûteux en carburants pour se rendre sur son lieu de travail. On pense au désenclavement technologique, ADSL ou téléphonie mobile. On pense surtout aux moyens d’éducation et de formation, à l’accès à la santé avec toute la problématique de la désertification médicale et des hôpitaux ruraux. La présence de l’école dans les communes rurales et les services de cantine et de garderie sont des éléments clés de la survie des territoires et une préoccupation majeure des élus et des citoyens.
On pense à l’accès à la culture et au sport. Et on pense aux services en direction de la petite enfance les crèches notamment, en direction de l’enfance, de la jeunesse, des personnes âgées. Grâce à ces services, on peut obtenir dans cette vie rurale, même si on habite dans des hameaux isolés, une qualité de vie meilleure que celle que l’on trouve dans les banlieues des grandes agglomérations.
Cela nous amène à penser l’agriculture différemment, loin des schémas libéraux et des désordres mondiaux, vers plus de régulation dans les relations commerciales, avec une prise en compte des problèmes d’alimentation, de la faim dans le monde, de la qualité sanitaire des aliments, de la protection des ressources naturelles, notamment de l’eau et la santé des consommateurs. Ainsi les 100 000 tonnes de pesticides déversés chaque année sur le territoire national ne sont pas sans conséquences sur la santé, comme le sont les OGM que l’on expérimente en plein champ. Il y a aussi derrière l’agriculture le problème de l’environnement et de l’aménagement du territoire.
Derrière la problématique du maintien de l’activité agricole, il y a aussi le démantèlement de tous les outils de régulation de la PAC, avec l’abaissement de 60% des droits de douane sur les importations de viande bovine, venue essentiellement d’Amérique du Sud, remettant en cause des pans entiers de l’espace rural.
Face à cette politique ultra libérale nous avons besoin d’instruments de régulation et de politiques publiques.
Nous devons répondre aux attentes de nos concitoyens des territoires ruraux qui souhaitent vivre dans des territoires vivants, avec une agriculture qui soit diversifiée et durable.
Et pour éviter toute fracture territoriale et sociale, nous avons besoin de services publics performants et de financements publics importants dont la décentralisation Raffarin nous a privés, alors que l’Etat devrait palliera travers une péréquation aux inégalités et répondre aux besoins des citoyens. Les communautés de communes peuvent apporter des réponses aux inégalités territoriales, à condition qu’elles soient vécues comme une véritable coopération intercommunale, sans spoliations des uns ou des autres, qu’elles soient vécues comme des instruments de solidarité, de démocratie et d’égalité et qu’elles définissent des compétences au service des citoyens.
Face à une politique libérale qui a une vision purement comptable, Ségolène Royal démontre par la preuve qu’elle a le souci des populations des territoires en proposant comme elle l’a fait en Poitou-Charente des schémas régionaux d’aménagement du territoire, des contrats de plans rénovés afin de mutualiser les ambitions, de pendre en compte les départements et les distances, les services publics et l’égalité devant l’accès aux soins.
A travers son pacte présidentiel, Ségolène Royal propose :
Des services publics présents sur tous les territoires, accessibles sur internet avec la généralisation des logiciels libres dans l’administration
La revalorisation des petites retraites ( + 5% ), leur paiement mensuel et les retraites sécurité sociale le premier jour de chaque mois
L’accès au logement social de qualité, y compris dans l’espace rural
Un service public de la petite enfance et la scolarisation obligatoire dès 3 ans afin d’assurer la maîtrise de la langue parlée et aussi le soutien scolaire gratuit
En matière de santé :
La création de dispensaires dans les zones rurales et l’égalité territoriale d’accès aux soins
La carte santé/jeunes pour les 16-25 ans avec une consultation gratuite tous les semestres
Des moyens renforcés pour la médecine scolaire et du travail
Le développement du maintien à domicile des personnes âgées
L’augmentation du nombre de places dans les structures d’accueil existantes et une meilleure formation et qualification du personnel.
Pour l’excellence environnementale :
Des énergies renouvelables à hauteur de 20% en 2020 pour préparer l’après-pétrole et réduire la part du nucléaire, permettant la création de 70 000 emplois
Des économies d’énergie grâce à l’isolation des logements, créant ainsi 80 000 emplois
Des transports collectifs et un prélèvement exceptionnel sur les superprofits des sociétés pétrolières
Le principe pollueur-payeur et donc la responsabilisation des entreprises dans leur atteinte à l’environnement
Une éco-redevance pour le transport des marchandises par la route afin de décourager le transport par camion et développer le fret vers le rail
Pour une agriculture respectueuse de l’environnement et une alimentation de qualité :
Favoriser la valeur ajoutée de nos produits agricoles en améliorant les revenus et aidant l’installation des jeunes
Une transparence de la PAC pour les aides agro-alimentaires et la transparence dans la répartition des aides
Une aide directe de la région à l’agriculture
La contribution des agriculteurs à fournir des énergies renouvelables : biomasse, agrocarburants, biogaz, fermes éoliennes
Arrêt des essais OGM en plein champ et débat public afin de ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique
Programme national de l’utilisation des pesticides
Les territoires ruraux veulent vivre et se développer, tout en préservant leur qualité de vie et protégeant leur environnement : ils participent ainsi au maintien de l’équilibre et de la bio-diversité. Leurs habitants ont droit aux mêmes possibilités de réussite que les habitants des villes. Mais cessons d’opposer les deux et rendons possible entre eux la solidarité, l’égalité et la complémentarité.
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15.03.2007
En hommage à Lucie Aubrac
En hommage à Lucie Aubrac
Lucie Aubrac a été de tous les combats pour défendre les libertés fondamentales et les droits de l’Homme.
Après avoir milité contre le fascisme, elle est devenue une figure emblématique de la résistance à l’occupation allemande. Sa vie durant, elle n’a cessé de militer en faveur de la paix et de la liberté.
En 2006, en pleine crise du CPE, elle a signé un « appel des résistants » appelant les Français à mettre un terme à la casse sociale du pouvoir actuel.
En militante des causes justes, elle a défendu la cause des sans papiers.
Louise Aubrac est le symbole de la résistance jusqu’au bout.
Pour elle « le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent »
Quel bel héritage et quel exemple pour les jeunes générations !
Marie-France Glaudel
23:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.03.2007
Mais pourquoi Ahmed Saddek ?
Nicolas Sarkozy serait un grand humaniste, il aurait fait délivrer plus de titres de séjour entre 2002 et 2005 que sous le gouvernement Jospin de 1998 à 2001. Mais dans le même temps, comble du choix de l’arbitraire, il a fait expulser des élèves qui ne connaissaient que la France comme pays, des mères de famille en les séparant de leurs enfants, des sans-papiers, comble de l’ironie, intégrés sur le territoire national, travaillant et payant leurs impôts ! Il a fait reconduire à la frontière 24 000 personnes en 2006, soit 140% de plus qu’en 2002 et il paraît qu’en 2007 ce chiffre devrait encore augmenter …
Mais pourquoi Ahmed Saddek ?
Cet Algérien de 39 ans, arrivé sur notre sol en 2000, marié à une Française depuis 2002, a travaillé comme maçon, payé ses impôts, ses loyers et montré tous les signes d’une bonne volonté d’intégration.
Il avait juste le malheur d’être privé d’emploi quand il a demandé le renouvellement de son titre de séjour. Ce qui ne l’a pas empêché de donner à l’ANPE toutes les preuves d’une recherche active et réelle d’emploi, ayant même eu une promesse d’embauche mise en échec par des tracasseries administratives liées à son statut.
Faisant l’objet d’un arrêté d’expulsion depuis janvier dernier, il avait pourtant décidé de se battre, et avec l’aide de ses amis, il avait constitué un dossier pour faire un recours au Tribunal Administratif. Mais le temps d’exercer ce droit lui a été brutalement retiré par une arrestation sommaire devant le cabinet de son avocat avec lequel il avait rendez-vous et une reconduite à la frontière programmée par les représentants des autorités de l’Etat Sarkozy.
Pourquoi ne pas avoir laissé le temps à la justice de le rétablir dans ses droits ?
Malgré toutes les démarches que j’ai entreprises, avec les jeunes de la fédération départementale du MJS, pour alerter les représentants de la LDH, les médias et l’autorité préfectorale par l’intermédiaire de mes amis élus, Ahmed Saddek a été conduit au centre de rétention de Lyon et mis dans l’avion, dès le lendemain de son arrivée, sans autre forme de procès.
On peut s’interroger sur le caractère pour le moins expéditif de son arrestation puis de sa reconduite à la frontière et sur l’absence totale de discernement dans l’examen de son dossier et la prise de décision des autorités préfectorales. On est en droit de se demander s’il ne s’agit pas surtout de satisfaire à la politique sarkozienne des quotas. Au fond l’être humain compte bien peu ! Où est l’égalité des droits et des chances ? Le respect pur et dur de la loi peut-il aller jusqu’à constituer une atteinte aux droits de l’Homme ?
Maintenant Ahmed est en Algérie, mais il compte bien revenir. Il y a peu de temps, nous ne le connaissions pas, maintenant il nous est sympathique et nous nous battrons pour qu’il ait la possibilité de revenir en France en toute légalité et d’obtenir son titre de séjour.
Mais combien y a-t-il d’Ahmed Saddek parmi les 24 000 personnes reconduites à la frontière en 2006 ? Et il y en aurait bien plus encore en 2007 si par malheur Sarkozy devenait Président de la République.
Quelle menace peut bien représenter un honnête homme comme Ahmed pour notre identité nationale ?
Nous défendons, avec Ségolène Royal, le principe d’une immigration encadrée par des règles justes qui respectent les personnes.
Marie-France Glaudel
Candidate PS aux législatives dans la première circonscription
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10.03.2007
Réunion du changement pour l'égalité
Pour célébrer la journée internationale des femmes, Marie-France Glaudel animait le 9 Mars dans sa commune de résidence, Les Forges, une rencontre pour l’égalité.
C’est à la socialiste allemande Clara Zetkin que revient la proposition, lors de la Conférence internationale des femmes de Copenhague en 1910, de faire du 8 mars une journée internationale de lutte des femmes contre les préjugés sexistes et les inégalités au travail. Depuis des siècles, des femmes se sont battues pour faire avancer leurs droits dans la société et en politique, Ségolène Royal a consacré le meeting de Dijon, le 7 mars, à cette longue marche que représente le combat des femmes. Marie-France Glaudel candidate PS aux législatives et porte-parole du comité de soutien de Ségolène Royal, a présenté les propositions de la candidate à la Présidence de la République pour rendre meilleur le quotidien des femmes et des familles, à travers les engagements du Pacte présidentiel.
Ségolène Royal a donné des preuves par le passé que le combat pour les droits des femmes fait partie de ses préoccupations constantes. Lorsqu’elle était ministre déléguée à la famille, elle a décidé la gratuité de la pilule du lendemain pour les jeunes femmes de moins de 16 ans et sa mise à disposition dans les lycées. Elle propose dans le pacte présidentiel l’accès à la contraception gratuite pour les femmes de moins de 25 ans. Elle a aussi créé le congé de paternité pour permettre aux pères de s’impliquer davantage et de partager les responsabilités familiales. Dans sa Région de Poitou-Charentes, elle a lancé 10 mesures pour favoriser la place et l’action des femmes dans le monde du travail et dans notre société, créant des prix « initielles » pour promouvoir un projet collectif présenté par des femmes ou encore le « marrainage » qui permet à des jeunes filles d’être accompagnées dans leur parcours professionnel.
Si Ségolène Royal est élue Présidente de la République, sa première mesure législative concernera les femmes violentées et discriminées.
Pour ces centaines de milliers de femmes qui vivent dans la peur, pour tous ces enfants pour lesquels le milieu familial n’est plus un endroit protecteur mais un endroit de terreur. Parce que tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint, et parce qu’il faut une prise de conscience et une mobilisation collectives, une loi-cadre contre les violences faites aux femmes sera la première loi présentée au Parlement. Comme la loi espagnole, elle garantira aux femmes la sécurité à leur domicile, assurera la coordination de l’ensemble des acteurs et des associations déjà très mobilisées et fixera les moyens de l’hébergement d’urgence. Elle mettra l’accent sur la prévention et sur le suivi des victimes comme des auteurs.
Cette loi sera aussi un signal fort pour rendre visible le travail des femmes, le poids des responsabilités familiales et domestiques, les soins aux personnes âgées, aux malades, les petites et les grandes humiliations, l’exigence d’excellence pour réussir, les inégalités salariales.
Après avoir élevé leurs enfants, c’est d’abord les femmes qui sont mobilisées auprès de leurs parents, c’est pourquoi Ségolène Royal s’engage à développer le maintien à domicile des personnes âgées et augmenter les structures d’accueil.
L’égalité dans le travail est une question culturelle, symbolique et sociale. Cela commence par l’école où l’orientation ne doit pas être sexuée. La maternité réelle ou potentielle reste un frein à l’évolution des carrières et un prétexte aux inégalités salariales. Les femmes sont écartelées entre toutes leurs responsabilités : élever des enfants et mener une carrière. C’est pourquoi Ségolène Royal a mis au premier rang de ses propositions la création d’un service public de la petite enfance : la certitude d’un mode de garde dès la fin du congé de maternité est indispensable.
Le « travailler plus » de Nicolas Sarkozy est une imposture pour les hommes comme pour les femmes. Comme si ce n’était pas le chef d’entreprise qui décidait du nombre d’heures supplémentaires ou de la multiplication des temps partiels non choisis. La réalité pour les femmes, c’est un salaire inférieur de 20% à celui des hommes. Chez les ouvriers l’écart de revenus est de 44%. 890 000 femmes travaillent, faute de mieux, à temps partiel. Deux fois plus de femmes sont au SMIC et 83% des personnes percevant le minimum vieillesse sont des femmes. Ségolène Royal propose dans le pacte présidentiel l’augmentation du SMIC et une augmentation de 5% des petites retraites tout de suite.
Elle propose aussi la lutte contre le travail précaire en encourageant les entreprises à transformer les contrats précaires, CDD, intérim, en CDI : les femmes constituent 80% des travailleurs pauvres et 82% des temps partiels.
Elle propose aussi une sécurité sociale professionnelle : le retour à l’emploi pour les femmes ayant cessé de travailler pour élever leurs enfants est souvent très difficile. L’accès à une formation qualifiante et une aide personnalisée constituent des outils majeurs de réinsertion professionnelle, sans passer par la case chômage.
Pour Ségolène Royal, la lutte des femmes contre les inégalités n’a pas de frontières et elle se sent profondément solidaire des femmes du tiers-monde qui se battent pour leur dignité car « toute avancée dans une région du monde est un progrès pour chacune d’entre nous »
Enfin l’égalité politique est une condition de l’égalité sociale et du renouvellement de la représentation, c’est pourquoi Ségolène Royal s’engage pour le non-cumul des mandats pour les parlementaires et le respect de la parité.
Ségolène Royal est la candidate du changement, du progrès pour tous et du respect pour chacun. « Le respect des femmes, c’est la condition de l’égalité » L’égalité entre les hommes et les femmes est la base d’une société plus respectueuse de l’être humain, qu’il s’agisse de la sphère privée et familiale, de la nation, et même de la politique de co-développement entre pays du Nord et pays du Sud.
Elle est la candidate de l’espoir des hommes et des femmes qui exigent de leurs élus et d’abord du président de la République respect et détermination. Elle est la candidate de l’espoir pour la gauche qu’elle est en capacité de mener à la victoire : Ségolène Royal, la première femme à l’Elysée, une socialiste !
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08.03.2007
Rencontre pour l'égalité
Plus juste, la France sera plus forte
A l'occasion de la journée internationale des femmes
Marie-France Glaudel
Candidate du Parti socialiste
aux élections législatives de juin 2007
dans la première circonscription
des Vosges
présentera
Rencontre pour l’égalité
Propositions pour
les femmes et les familles
Vendredi 9 mars
20 heures
LES FORGES
Maison des Associations
Route de Mirecourt, à côté de la poste
Marie-France Glaudel BP 8 88390 Darnieulles / mf.glaudel@wanadoo.fr
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Le printemps des femmes
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01.03.2007
Monsieur Bayrou, un homme de droite
Communiqué de presse :
A la veille de la visite de Monsieur BAYROU à Epinal, le Parti socialiste veut mettre en garde les électeurs contre la Droite qui, dans son ensemble, cherche à brouiller le message politique : Monsieur LE PEN ne veut plus être qualifié d’extrême droite, Monsieur SARKOZY se présente comme étant la France, quant à Monsieur BAYROU, il se dit de nulle part !
Si le candidat de l’UDF développe en apparence un discours compatissant et généreux, il est en réalité très proche de Monsieur SARKOZY en matière économique et sociale et notamment sur la même ligne concernant les heures supplémentaires. Ils poursuivent tous deux le même objectif concernant les mesures fiscales puisqu’ils veulent vider de sa substance l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les successions. Nous dénonçons donc les supercheries de Monsieur BAYROU qui, pour nous, est un homme de droite défendant des positions de droite. De plus, le schéma politique d’union nationale qu’il prône n’est pas crédible car le PS ne gouvernera jamais avec lui.
Nous défendons pendant cette campagne des fondamentaux de gauche : les électeurs veulent des emplois, du pouvoir d’achat, des logements. Face à l’ensemble des candidats de la droite dont M. BAYROU ne constitue qu’une variante, seule la candidate socialiste Ségolène ROYAL peut incarner le changement grâce à la clarté de ses positions de gauche et de son projet : seul le pacte présidentiel de Ségolène ROYAL est en mesure d’apporter des réponses pour redonner confiance en la politique.
A Epinal, le 1er mars 2007
Marie-France GLAUDEL
Porte-parole du comité départemental de Ségolène ROYAL
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