27.03.2007

Les enjeux institutionnels des élections de 2007

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Les militants et les citoyens doivent se saisir de leur avenir

Romain Mathieu, président du MJS Vosges avait organisé, le 26 mars à Golbey, une réunion sur les enjeux institutionnels des élections de 2007, avec la participation d’Alexis Corbière, premier Adjoint de la Mairie du 12ème à Paris.

On ne peut dissocier la question institutionnelle de la question sociale car la République a toujours été adossée à la question sociale, c’est la République qui fonde la Nation. La refondation républicaine de notre pays devra s’appuyer sur la redistribution des richesses et l’intervention de la puissance publique.   La Vème République née de la peur d’un coup d’état a été générée par l’idée de l’homme providentiel, supérieur.

Faut-il réformer le mode de scrutin de la présidentielle ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?

Si l’on tient compte du nombre d’inscrits, en 1981, le Président de la République avait été élu avec 43%, en 1995 avec 33% et en 2002 avec 25%. Si l’on se réfère au nombre d’électeurs inscrits, on se rend compte  de plus en plus que la crise sociale et les inégalités renforcent la crise institutionnelle, ce qui  accentue un système permanent du contournement de la légitimité populaire. Ainsi Chirac légitimé par 82% des votants au 2ème tour ne s’est pas gêné pour mener une politique anti-sociale.

Le Parlement est piétiné car il n’a plus la compétence des lois, 92% étant des lois gouvernementales. Le vote bloqué et la concentration sur 6 Commissions seulement ne permettent pas au Parlement de jouer son rôle et d’exercer son pouvoir de contrôle. Si l’on considère le cumul  des mandats, le fait qu’il n’y a pas de  place pour le débat, pas de temps  pour comprendre la subtilité des lois, les parlementaires ne peuvent faire autrement que de s’émanciper de l’intérêt général.

Or ce qui s’impose, c’est le contrôle démocratique, c’est la capacité à parler au nom des électeurs et c’est la volonté de faire entrer chaque citoyen à l’Assemblée par l’intermédiaire de son député.   Ainsi la refondation de la République, l’avènement de la VIème République devrait naître d’un débat public à travers une Assemblée constituante et représentative des citoyens. 

La France a changé, le monde a changé, la politique doit changer car elle ne sera plus faite sans les gens, elle sera faite avec eux. La France présidente, celle que veut Ségolène Royal, c’est la France qui se remet en  mouvement et qui assure sa relève. Ségolène Royal  le souhaite, la VIème République devra se construire avec les citoyens avec les territoires. Ils devront s’approprier ensemble ce nouvel espace de démocratie participative, de démocratie sociale, de démocratie parlementaire et de démocratie territoriale. Car ce sont à la fois les territoires et les citoyens qui pourront avoir accès au référendum d’initiative populaire.   La VIème République, c’est aussi le renforcement des pouvoirs du Parlement et notamment son pouvoir de contrôle, la suppression du 49-3, le mandat unique pour les parlementaires et la suppression du droit de veto du Sénat. C’est aussi garantir l’impartialité de l’Etat, l’indépendance des grandes institutions. Ainsi, le Chef de l’Etat ne sera plus le Président du Conseil supérieur de la magistrature. Le Conseil constitutionnel et la haute autorité du pluralisme ( en remplacement de la haute autorité de l’audiovisuel ) ne seront plus désignées par le chef de l’Etat et les présidents des Assemblées, mais par la majorité des trois cinquièmes de l’Assemblée nationale, afin de garantir leur indépendance.    

De plus, l’opposition aura son mot à dire et sera respectée. C’est un député de l’opposition qui sera président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale.

 Avec une démocratie parlementaire renforcée, l’émergence d’une véritable démocratie sociale,  une démocratie territoriale aboutie  et la démocratie participative pour mieux associer les citoyens, parce que la politique ça doit servir à quelque chose, ça doit apporter des réponses, Ségolène Royal veut apporter la preuve d’un changement profond pour remettre la France debout sur des valeurs claires.

Elle veut assurer l’autorité de l’Etat tout en proposant une organisation plus démocratique et plus efficace des institutions.    Cela passe par une autre façon de faire de la politique, par une réconciliation des citoyens et du politique, par la confiance, par la politique enfin utile à tous ces travailleurs qui n’arrivent pas à vivre de leur travail, à ces jeunes sans espoir pour leur avenir, à tous ces privés d’emploi rejetés à la marge. Elle veut réconcilier ceux qui souffrent et ceux qui réussissent pour redresser la France. François Mitterrand voulait rendre le pouvoir au peuple, Ségolène Royal veut lui redonner la parole.  

 Vive la France présidente.

  Marie-France Glaudel    

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