25.01.2009

pour la défense de la démocratie au parlement

 

 

Le Président de la République, le président de l’Assemblée nationale et la majorité ont pris la responsabilité d’ouvrir une crise politique majeure.

 

Ensemble, ils ont conçu un projet de loi organique qui a pour but essentiel d’entraver le droit d’amendement des parlementaires et à limiter l’expression de l’opposition. Ils ont décidé d’enfreindre la Constitution qui protège et garantit ces droits. Ils veulent mettre fin à la tradition parlementaire qui imposait un consensus entre la majorité et l’opposition sur les règles touchant au fonctionnement des Assemblées. Ils veulent priver les parlementaires de leur liberté individuelle de défendre des amendements et de les utiliser pour informer l’opinion des dangers d’un texte de loi.

 

Le déroulement des débats en cours à l’Assemblée nationale témoigne d’une dérive autoritaire visant à bâillonner l’opposition parlementaire, à lui retirer le seul pouvoir qu’elle détient encore dans nos institutions : le temps de débattre, le temps d’expertiser les textes, le temps d’éclairer les Français.

 

En effet, avec son projet de loi organique sur la procédure parlementaire, dont le débat a débuté le 13 janvier le Gouvernement souhaite au nom de la "rationalisation des débats", s'attaquer au droit d'amendement des parlementaires en restreignant considérablement leur temps de parole.

En portant ainsi atteinte à la tradition parlementaire, l’exécutif s’attaque en fait à la démocratie. Il entend non seulement brider l’opposition, mais aussi empêcher le débat dans la majorité. Ce qui se joue demain est donc bien plus qu’une confrontation droite - gauche.

Les responsables associatifs, les dirigeants syndicaux, les militants des ONG, les citoyens attachés aux droits et libertés,  savent que le temps du débat démocratique n'est pas celui du débat médiatique où chaque jour, un sujet chasse l'autre. Or, dans l'hyperprésidence sarkozyste, le temps du travail parlementaire est perçu comme une entrave, un moment perdu... une obstruction.

Pourtant, pour tenter d’écrire la loi dans l’intérêt de tous, le Parlement doit pouvoir conserver la maîtrise, sinon de son ordre du jour, du moins de son temps. Et à dessein, le gouvernement, sur impulsion du Président Nicolas Sarkozy, impose un rythme frénétique multipliant à outrance les déclarations d’urgence sur les textes au détriment de la qualité de la loi.

Le droit d’amendement est le seul outil dont disposent les parlementaires pour chercher à améliorer les textes et à les corriger autant que faire se peut. C’est pour cela qu’en restreignant le temps de parole des parlementaires, en touchant au droit d'amendement, c'est aux capacités mêmes de la société civile de faire entendre sa voix que le Gouvernement porte atteinte.

Le droit d’amendement et la durée du débat sont les seules garanties du débat démocratique, les portes d’accès de l’opposition à l’opinion publique. A titre d’exemple, la forte mobilisation des députés socialistes à l’occasion de l’examen du projet de loi sur l’audiovisuel public a permis de laisser le temps à la société civile de se mobiliser à son tour. Qu’on songe encore à tous ces textes majeurs sur lesquels l'opposition parlementaire a sensibilisé les médias, alerté l’opinion publique et fait reculer le gouvernement grâce à la multiplication des amendements, comme la loi Falloux, le CPE, ou le travail du dimanche.

En s'attaquant aux règles mêmes du jeu démocratique, le « projet de loi organique n°1314 » touche à l'essentiel. Le Parlement doit rester le lieu de la parole. Les parlementaires comptent sur votre soutien.

 

Pour vous en convaincre, il vous suffit de visionner la vidéo de la dernière séance sur le lien suivant : http://www.dailymotion.com/GroupeSRC/video/x83isy_1-crise...

 

Dans ces conditions, il est impossible aux parlementaires de continuer un tel simulacre de débat. Il ne s’agit pas d’un combat partisan. Ils défendent le droit inaliénable pour chaque parlementaire de modifier le cours d’une loi. Ils défendent le droit d’exprimer le sentiment des citoyens qui les ont élus.

"Notre droit d’amendement, c’est aussi votre liberté d’expression."

 

C’est pourquoi les parlementaires socialistes, radicaux et citoyens lancent aujourd’hui un appel à la mobilisation pour la défense des droits du Parlement. Vous trouverez une pétition et des informations complémentaires sur www.amendement.over-blogcom.

 



03.01.2009

Les voeux de Marie-France GLAUDEL

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A tous et à toutes, camarades, amis, sympathisants, Vosgiennes et Vosgiens, je souhaite une très heureuse année 2009 : la santé, des joies en famille et en amitié, la réussite dans vos projets et vos engagements. Je forme des vœux pour que cette nouvelle année soit celle de l’unité et du rassemblement, de la fraternité et de la solidarité.

A l’aube de cette nouvelle année, je souhaite que nos pensées aillent vers les plus démunis de nos concitoyens et aussi ceux qui souffrent dans notre pays et dans le Monde. Je pense à tous les peuples menacés, aux centaines de civils palestiniens innocents qui meurent en ce moment sous les bombes à Gaza et à l’escalade meurtrière qui s’annonce dans les prochains jours. La communauté internationale, le Conseil de Sécurité de l’ONU et l’UE se donneront-t-elles les moyens de faire respecter le cessez-le-feu et le droit international ? Nous ne pouvons que le souhaiter et l’exiger, à l’instar du chef d’orchestre Daniel Barenboïm qui s’est exprimé lors du concert du nouvel an le 1er janvier à Vienne, espérant « que 2009 sera l’année de la paix dans le monde et de la justice humaine au Proche Orient ».

Pour notre pays je souhaite une plus juste redistribution des richesses qui ne laisse personne au bord du chemin. Face à la récession et à la politique destructrice d’un Nicolas SARKOZY auquel la crise financière internationale sert de rempart pour masquer ses échecs, dans une France où la misère sociale se fait de plus en plus criante, où les usines ferment les unes après les autres, laissant sur le flanc des salariés privés d’emploi et d’avenir, nous devons nous opposer et proposer. Aux côtés de ceux qui sont frappés par des licenciements abusifs malgré des entreprises qui font des bénéfices, aux côtés des étudiants et des lycéens qui luttent pour les générations futures, aux côtés de ceux qui se battent contre la destruction des services publics, contre les atteintes portés à la laïcité et aux libertés, à la démocratie et à l’égalité républicaine, j’espère que les militants socialistes seront nombreux à se mobiliser pour soutenir les mouvements sociaux.

S’opposer à toutes les réformes de régression sociale et proposer des solutions politiques pour le pouvoir d’achat, l’emploi, l’école, la relance de l’économie, une juste redistribution des richesses, défendre nos valeurs de gauche, soutenir les plus démunis, les salariés qui perdent leur emploi et ceux qui galèrent pour trouver un travail, refuser le système de la marchandisation et mettre la dimension humaine au cœur de la nouvelle société que nous voulons construire, montrer du courage et de la détermination pour convaincre qu’un changement radical est possible et que nous en sommes porteurs, faire de la démocratie jusqu’au bout et du respect des valeurs de la République notre cheval de bataille, nous rassembler avec les autres forces de gauche dans les combats sociaux, apporter plus de rayonnement et d’espérances, n’est-ce pas tout cela être socialistes ?

Puisse le parti socialiste se rassembler et incarner à nouveau, au-delà des querelles de personnes et de leurs ambitions plus ou moins dissimulées, l’espoir d’un avenir meilleur !

Dans un Monde où il devient de plus en plus difficile d’avoir des certitudes et des solutions miracles, sachons faire renaître l’essence même du socialisme : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire… Aller à l’idéal et comprendre le réel… » Ces mots de JAURES gravés dans le cœur et la mémoire de tous les socialistes doivent guider notre action et nous donner courage et détermination pour aller de l’avant pour la France, l’Europe et le Monde. Que cette année 2009 voie triompher une autre Europe plus démocratique, plus sociale, plus citoyenne et plus proche des peuples. Soyons socialistes jusqu’au bout et fiers de l’être !

Marie-France GLAUDEL

 

 

 

 

 

01.01.2009

Message pour la paix

 

Concert du Nouvel An: le conflit israélo-palestinien en arrière-plan

Le Chef d'orchestre Daniel Barenboïm a espéré que l'année 2009 sera l'année de la paix et de la justice humaine au Proche-Orient

VIENNE (AFP) — Le conflit israélo-palestinien a projeté son ombre sur le concert du Nouvel An de l'Orchestre philharmonique de Vienne, l'évènement musical classique le plus médiatisé au monde, marqué par deux "premières": Daniel Barenboïm à la baguette et Josef Haydn au programme de ce concert voué d'habitude aux seules valses de la famille Strauss.

Dans la magnifique ancienne salle du Musikverein, Daniel Barenboïm, âgé de 66 ans, est ainsi devenu le 14e chef d'orchestre à tenir la baguette de ce concert, dont la tradition remonte à 1939. Les précieux billets s'arrachent dans le monde entier un an à l'avance: plus de 60.000 demandes pour seulement 1.750 places!

Le chef d'orchestre israélo-argentin succède à Georges Prêtre, qui, à 83 ans, avait été le premier chef d'orchestre français à avoir cet honneur et sera de nouveau là pour le Nouvel An 2010.

Depuis la création du Philharmonique en 1842, les musiciens gèrent eux-mêmes leur orchestre et ce sont donc eux qui choisissent le chef du Neujahrskonzert.

Au programme 15 valses, polkas et galops de Johann Strauss père et fils, Josef Strauss, ainsi que, dérogation à la tradition de la valse, le 4ème mouvement de la 45ème symphonie "Les Adieux" de Josef Haydn pour commémorer par avance le 200ème anniversaire de la mort du compositeur autrichien, le 31 mai 1809, à l'occasion de l'Année Haydn.

Au final, comme le veut la coutume, Daniel Barenboïm a donné trois bis dont les inévitables "Beau Danube bleu" de Johann Strauss fils et "Radetzkymarsch" de Johann Strauss père.

Mais, compte tenu de la personnalité de Daniel Barenboïm, le concert ne pouvait échapper au conflit israélo-palestinien: clin d'oeil à son engagement pour la paix au Proche-Orient avec son orchestre israélo-arabe de jeunes, le West-Eastern Divan Orchestra, qui se veut un symbole d'une future réconciliation entre Israéliens et Palestiniens, Daniel Barenboïm a interprété la valse "Contes d'Orient" de Johann Strauss fils.

Avant le concert, il avait confirmé la tenue de la prochaine tournée du West-Eastern et cela malgré l'exacerbation du conflit israélo-palestinien à Gaza. Cette tournée doit amener l'orchestre le 10 au Qatar, le 15 à Moscou, le 17 à Vienne et le 18 à la Scala de Milan.

Dans ses voeux de Nouvel An, en direct du Musikverein, Daniel Barenboïm a "espéré que 2009 sera l'année de la paix dans le monde et de la justice humaine au Moyen-Orient". Auparavant, dans un communiqué, celui qui est aussi citoyen d'honneur palestinien, tout en reconnaissant "le droit légitime d'Israël à l'auto-défense" face aux tirs de roquettes d'extrémistes palestiniens, s'est demandé si "le gouvernement israélien a le droit de punir tous les Palestiniens pour les agissements du Hamas". "Nous précisément, le peuple juif, devrions savoir mieux que les autres que le meurtre d'êtres humains innocents est inhumain et inacceptable".

Le concert du Nouvel An de l'Orchestre philharmonique de Vienne a été retransmis à la télévision dans 71 pays, de l'Albanie à Trinidad et Tobago en passant par l'Australie, la Chine, le Japon, la Russie, l'Egypte, l'Argentine ou les Etats-Unis. Côté radio, plus de 300 stations ont diffusé le concert dans le monde entier.

 

 

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