12.02.2009

Encore et toujours des effets d'annonce

 

Enfermé dans ses incohérences et ses hésitations, le Président de la République a décidé de ne rien changer à sa politique et de poursuivre ses réformes de dérégulation du monde du travail.

Il a fallu que des centaines de milliers de Français descendent dans la rue le 29 janvier pour que N. Sarkozy se sente obligé ou fasse semblant de reconnaître que son plan de relance était injuste et insuffisant et qu’il avait oublié les classes moyennes et les classes populaires.

Il se serait soudain rendu compte que le partage entre les salaires et les dividendes était totalement inégal, qu’il n’y avait pas de contreparties aux aides publiques. Aurions-nous soudain eu raison à ses yeux ou s’est-il contenté de plagier notre discours, d’usurper nos idées, nos propositions pour une relance fondée sur un nouveau modèle de partage et de développement : emploi, pouvoir d’achat, investissement ?

Le discours de Toulon fortement teinté à gauche nous avait précédemment révélé la formidable insincérité d’un homme habile à manier la parole et les tours de passe-passe. N. Sarkozy aurait eu alors la soudaine révélation que c’est la refondation du capitalisme qui a débouché sur le renforcement de la politique libérale qui a provoqué la crise !

Qui pourrait à présent encore croire le Président de la République alors que ses actions sont en totale inadéquation avec ses paroles ?

N’a-t-il pas annoncé la poursuite des réformes de casse sociale, de dérégulation du travail, de démantèlement et de paupérisation des services publics ? Est-il revenu, comme nous le lui demandons depuis des mois, sur la politique injuste du paquet fiscal ? A-t-il entendu les revendications des salariés sur les salaires ou des chômeurs sur leur indemnisation ? A-t-il entendu les salariés SMICARDS ou précaires, les personnes qui relèvent des minimas sociaux ou les jeunes de moins de 25 ans qui sont sans ressources ? A-t-il entendu les problèmes de pouvoir d’achat des Français ?

Non ? N. SARKOZY explique que la crise serait une crise de confiance venue de l’étranger alors que c’est lui qui a affaibli la France par ses politiques gouvernementales engagées bien avant le déclenchement de la crise financière.

Il n’annonce aucune mesure concrète pour la relance du pouvoir d’achat, pour les engagements en faveur des salariés et les contreparties demandées aux entreprises. Face aux difficultés des Français, il se contente de renvoyer les décisions à prendre aux négociations avec les partenaires sociaux le 18 février.

La seule annonce concrète, c’est la suppression de la taxe professionnelle en 2010, sans compensation définie ni même envisagée, qui risque de provoquer une crise des finances locales et d’accentuer les difficultés des collectivités territoriales et de peser une fois de plus sur le pouvoir d’achat des ménages.

Il a aussi la grande idée généreuse de supprimer la première tranche de l’impôt sur les revenus qui sera favorable aux classes moyennes. Mais il oublie ceux qui ne paient pas l’impôt sur le revenu, les bas salaires, les privés d’emplois, les plus démunis.

D’effets d’annonce en effets d’annonce, comme la création de 200 000 places en crèches, sans étude ni concertation préalable, il oublie de préciser que ce sont les collectivités territoriales qui seront mises à contribution. Comment feront, par exemple, les communes, privées de la ressource vitale de la taxe professionnelle, pour financer les promesses du Président de la République ?

Marie-France GLAUDEL

 

05.02.2009

Grève des enseignants-chercheurs et des étudiants

Le président de la République et son gouvernement prennent le risque de faire passer en force des réformes dont l’impact sur nos universités et laboratoires est très négatif. Ils sont sourds aux nombreuses alertes répétées lancées par la communauté universitaire et scientifique ces dernières semaines.

Les enseignants-chercheurs, les personnels des universités et des organismes de recherche, sont en grève pour protester contre l’agitation du pouvoir : réforme du statut des enseignants-chercheurs, formation des enseignants, suppression d’emplois scientifiques, destruction du CNRS.

En effet, il y a une grande cohérence entre les attaques portées au statut des enseignants-chercheurs et le processus de "masterisation" de la formation et du recrutement des enseignants du 1er et du 2nd degré largement rejeté par la communauté universitaire.

En instaurant la "modulation de service" des enseignants-chercheurs, on veut faire de l'enseignement une variable d'ajustement budgétaire au détriment de la qualité de la formation des étudiants et de la recherche.

En démantelant le CNRS et les organismes de recherche, en supprimant encore un millier de postes en 2009, en dénaturant le travail des chercheurs, le gouvernement poursuit non seulement la mise en concurrence des individus mais aussi celle des universités entre elles. Tout cela au profit d'intérêts privés à court terme qui cherchent à gébnérer du profit plutôt que de répondre à l'intérêt général.

En sapant les bases des concours pour devenir enseignant et en suppriment les IUFM, le gouvernement substitue à la qualification des professeurs de simples compétences qui visent à les précariser. Cette  réforme des universités et celle des lycées, que Sarkozy veut mettre en place en 2010, n'augurent-elles pas de la fin de l'éducation nationale comme de celle des diplômes nationaux ?

Ce que demandent les enseignants-chercheurs est à la fois simple et légitime : il s’agit de suspendre les réformes en cours, de rétablir les emplois scientifiques supprimés et d’ouvrir une véritable concertation avec le gouvernement.

Parce qu'il en va de l'avenir de l'université et du devenir de notre système éducatif tout entier, le Parti socialiste apporte son plein soutien au mouvement en cours et redemande un moratoire des réformes engagées, ainsi que le gel des suppressions d´emploi dans la fonction publique. Il réclame, par ailleurs, une réorientation du budget 2009 favorisant les indispensables créations d’emplois.

Dans un tel contexte, on ne peut plus s’étonner de la crise de confiance que traverse le pays. Celui-ci ne croit plus en son avenir, et pour cause, puisqu’on a sapé depuis six ans les principaux piliers qui assurent le devenir de nos sociétés, au premier rang desquels se trouvent la  formation et la recherche.

04.02.2009

Planning familial en grand danger


Après la CIMADE et les Associations Complémentaires de l'Education Nationale, c'est maintenant au tour du Planning familial.

 

En diminuant de 42 % pour 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme la suppression des associations intervenant sur l’accueil, l’information et l’orientation pour la contraception, la fécondité, la sexualité ; mission confiée en 1967 par la Loi Neuwirth (légalisation de la contraception).

La suppression des financements pour ces actions entraînera la disparition d'1/3 des associations ! Soutenez le planning et participez à ses actions !

450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 72 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.

 

L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73. L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer. L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer. L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.

 

En savoir plus :

http://www.planning-familial.org/ouverture.php

Signer la pétition :

http://www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neu...

03.02.2009

les socialistes commencent à être de retour

Dans son discours de clôture du rassemblement des secrétaires de section, Martine AUBRY a dressé la feuille de route des socialistes pour les mois qui viennent : expliquer et populariser notre plan de relance, lutter contre la remise en cause des libertés démocratiques, contre le « big bang institutionnel » que prépare la commission Balladur, se battre pour sauver l’école publique, préparer la méthodologie et le calendrier du Projet des socialistes pour 2011 et bien sûr, gagner les élections européennes.

Avec ma section je me suis d’ores et déjà engagée dans de multiples initiatives pour faire connaître le contre-plan de relance des socialistes à travers des rencontres d’associations et de syndicats, de distribution de tracts sur le marché et des projets de conférences débats sur des thèmes essentiels comme la précarité et le développement durable.

Présente aussi sur le terrain de la défense des emplois menacés chez Garrett et chez Michelin, je rencontrerai avec ma section les délégués syndicaux de ces entreprises afin d’analyser la situation locale, d’échanger et de débattre sur le contre-plan de relance proposé par les socialistes pour le secteur automobile.

Combat pour la laïcité, pour la diversité, pour la défense de l’école publique, pour la défense de l’hôpital public, pour la défense d’un service public de l’énergie, pour la défense des libertés, pour l’Europe sociale, la feuille de route de la section établie dès la fin de l’année 2008 ne demande qu’à être enrichie et ses portes sont grandes ouvertes à toutes celles et ceux qui veulent nous prêter main forte pour mener à bien notre projet de transformation sociale et préparer l’avenir.

Le rassemblement des secrétaires de section auquel j’ai participé dimanche 1er février à Paris m’a convaincue que le Parti socialiste a une responsabilité énorme parce qu’il est à la fois un parti de gouvernement, un parti de responsabilité mais aussi et surtout un parti de gauche. Alors nous dénonçons les injustices et les inégalités et nous voulons travailler pour être à nouveau au pouvoir pour changer la société et proposer un autre modèle, un autre projet de société.

Dénoncer, proposer et agir, c’est possible pour nous socialistes dans notre canton, dans notre circonscription et au sein de notre section.

 

Marie-France GLAUDEL

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