Après l'annonce de la future nomination d'Henri Proglio, actuel PDG de Veolia Environnement, à la tête d'EDF, le Parti socialiste a dénoncé « une nouvelle concentration de l'économie française entre les mains de quelques-uns » et récusé un éventuel rapprochement entre EDF et Veolia, qui constituerait une aberration industrielle.
« La nomination d'Henri Proglio à la tête d'EDF, qui pourrait de surcroît rester au cœur de la gouvernance de Veolia, marque une nouvelle concentration de l'économie française entre les mains de quelques-uns, que le Parti socialiste dénonce », déclarent dans un communiqué le secrétaire national à l'industrie, Guillaume Bachelay, et la secrétaire nationale à l'énergie, Aurélie Filipetti.
« Le rapprochement d'EDF avec Veolia ne repose sur aucun fondement économique », insistent-ils. « Allier l'eau et l'électricité n'a d'autre sens que d'éloigner un peu plus encore EDF de son statut d'entreprise publique. Le Parti socialiste récuse cette aberration industrielle, cette volonté de “ normaliser ” l'entreprise EDF et le flou persistant quant à sa stratégie à long terme ».
Pour le PS, Nicolas Sarkozy « fait décidément le choix de placer l'avenir énergétique de la France dans les mains d'intérêts privés. Le gouvernement opte pour une logique financière aux effets connus : hausse des tarifs, réduction des investissements pour la sûreté des sites, dégradation du service rendu aux usagers et des conditions de travail des salariés », accuse-t-il, estimant que « l'exemple récent de la fusion GDF-Suez en témoigne cruellement ».
Le PS « demande au président de la République et au nouveau président d'EDF de déployer enfin une politique industrielle dans le domaine énergétique qui garantisse la pérennité des entreprises, la sécurité des installations et des opérations, la viabilité des missions de service public ». AP



